Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 09:36

Namaste, djulley Djulley...bonjour !

 

Une nouvelle année? pourquoi pas !

De belles choses a venir, voir et vivre, quelque soit la date, toujours.

Alors en esperant que vous ayez passé de bons moments en familles, en montagnes ou ailleurs, le ventre repu, la tête légère et le coeur plein, ne vous arretez pas, on repart !


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je vous propose avec Aventure du bout du monde de Grenoble de voir le diaporama de notre aventure et d'echanger sur les questions qui vous titillent, jeudi 19 janvier au sein du magasin Regards d'Ailleurs, à coté de la place Championnet.

Et hop les infos ici , attention, c'est petit, voir assez petit...Pour ceux qui ne pourront être là, nous serons également au Festival Abm d'Avignon le samedi 24 mars et au festival du Fontanil le jeudi 26 avril...On en reparle au prochain épisode...

 

A bientôt

Barbara

 


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Mardi 23 août 2011 2 23 /08 /Août /2011 00:09

Comme on dit il n'est jamais trop tard...minuit passé, dans quelques heures nous serons au Camp de base de Quechua, à Sallanches (74) pour présenter notre voyage.

Vous pourrez nous retrouver en soirée autour du plat traditionnel népalais, dal bhat et tchai, suivi du visionnage du diaporama et des questions-reponses, pour finir avec, pour les plus courageux et enthousiastes, la vente de notre livre dédicacé par nos soins !

Plus d'infos ici

 

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Il n'est jamais trop tard donc, pour ceux qui ne sont pas loin, reveurs, pragmatiques, seuls ou bien accompagnés..venez!!

Et ceux pour qui il est trop tard, sans regrets, nous reviendrons bientôt...promis!

 

Barbara et Maud


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Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 23:34

IMG_1069.jpg Maud et moi-même serons de retour à Paris le jeudi 16 juin à 20h30, dans le cadre de cycle de conférence de Transboréal menée conjointement avec Aventure du bout du monde.

Pour plus de renseignements..allez voir ici .

Après la présentation du diaporama, nous aurons cette fois une heure pour se poser et répondre aux questions, raconter des anecdotes et donner notre avis ou conseils, sans oublier d'en recevoir..on compte sur vous pour être là et repousser encore et toujours les limites qui nous entourent.

A bientôt

Barbara


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Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 09:46

Himalaya-couverture.jpgLe 2 avril 2011, invitées au festival Partir Autrement organisé par Aventure du bout du monde, nous avons pu devant 350 spectateurs présenter notre diaporama animé et commenté. UN aller-retour Grenoble/Paris express qui n'enlève pas le bonheur de revoir ses images, de parler à des voyageurs curieux enthousiates et dynamiques autour du thème, que nous retrouvons toujours dans ce genre d'évenement, les rencontres...

 

Ce Week-end fut egalement l'occasion de recevoir dans nos mains et sur notre table, notre livre "Himalaya : regard de femmes" sortie un jour plus tôt!

 

De futurs festivals en prespectives pour continuer cette belle aventure, un emploi du temps moins flexible mais toujours des créneaux en tête pour renouveller cette histoire sans fin, du cycle du voyageur.

 

En attendant pour nous contacter, nous poser des questions, trouver/acheter le livre, nous rencontrer, n'hesitez pas CONTACTEZ-NOUS :

barbaradeliere@yahoo.fr

maud.ramaen@yahoo.fr

 

 

A très bientôt..et merci !

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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 11:05

Ça y est, notre longue route en Himalaya se termine. Nous nous sommes séparées début mars en Chine, à la frontière du Tibet. Barbara a continué son parcours par la Chine et Maud fait du tourisme en Inde pour se remettre les idées en place avant de retrouver Lille.

 

3000 kilomètres à pied et plus de 12000 kilomètres parcourus en bus à travers les villages et les montagnes de l’Himalaya. Marcher, marcher, marcher, monter, pour redescendre et recommencer encore, et encore, chaque jour… Poser tous les matins notre lourd paquetage sur les épaules et souffrir, aimer, rire, pleurer, admirer, prendre du plaisir… Nous avons vécu tant de choses cette année, tant d’expériences et de rencontres.

 

La principale rencontre aura été la nôtre, celle de Barbara et de Maud, à elle seule une grande aventure humaine dans l’aventure. Sans se connaître, nous avons vécu pendant un an dans la plus grande intimité. Impossible de se cacher derrière une montagne. Ici, on ne joue pas une pièce de théâtre. On se montre telles que nous sommes avec tout ce que cela comporte de bon ou de mauvais en nous. Bien sûr, il y a eu des moments de colère ou d’incompréhension, mais très vite dissipés par la discussion ou le respect de l’autre. Comme dans un couple, il a fallu trouver notre équilibre mais nous allions dans la même direction, empruntant parfois des trajectoires différentes mais jamais opposées. Cette relation nous a beaucoup appris sur nous-mêmes, appris à être meilleures et à mieux respecter l’AUTRE. Ohhh, nous sommes loin d’être parfaites, nous n’y sommes pas toujours parvenues, nous sommes humaines… mais il y a toujours eu la volonté d’aller ensemble vers le même but. Déjà un bon démarrage !

 

Et puis, les rencontres dans les villages, avec les hommes et les femmes. Les gens nous ont toujours ouvert les portes de leurs maisons et nous ont fait partager généreusement un petit bout de leur vie (et de chapattis…). Dire que nous avons noué de véritables relations avec eux serait idéaliste, car la barrière de la langue ne nous permettait pas d’avoir des échanges profonds sur tel ou tel sujet, mais nous avons pris ce qui était possible avec les moyens du bord : papiers, mimes, dessins, quelques mots… Chacun de son côté était curieux de mieux se comprendre et de connaître la vie de l’autre de manière simple, jamais ou rarement de façon intéressée. Juste pour l’échange, simple et sain. Cela nous a valu des moments très drôles et émouvants. La question la plus fréquente était : “deux femmes qui marchent, seules, sans guide et sans porteurs… mais pourquoi marcher ? pourquoi se compliquer la vie ?”. C’est vrai, pourquoi se donner tout ce mal ? Simplement, pour ça ! Pour ces échanges toujours émouvants que nous n’aurions jamais pu vivre autrement.

 

Et aussi parce que c’est dans la difficulté que nous avons pris le plus de plaisir (facile à dire maintenant qu’on en est sorties...) et que nous avons le plus appris. Ce sont dans ces moments durs que nous ressortons le plus grandies. Ca doit s’appeler l’expérience ? On apprend à repousser nos limites encore et encore et on s’aperçoit qu’on s’adapte à toutes les situations les plus dures (presque toutes… les grosses araignées toujours pas…). Les épreuves nous ont rendu plus fortes, plus vivantes mais aussi plus présentes. Quel goût savoureux ont les choses simples quand on est privé de son confort habituel.

 

Les femmes que nous avons rencontrées, celles desquelles nous avons fait les portraits, mais aussi tant d’autres que nous avons cotoyées tous les jours, sont un exemple de courage et de force. Elles sont souvent privées d’éducation, de santé et très régulièrement battues (plus de 80% des femmes des villages au Népal le sont par des maris un peu trop alcooliques), et mènent une vie très rude à s’occuper des terres et de leur grande famille, mais elles nous donnent une véritable de leçon de vie car elles gardent toujours une certaine joie de vivre et une notion incroyable de partage.

 

Nous avons vécu une année extrêmement riche. Une expérience humaine et sportive hors du commun. De celles dont on ressort grandies, différentes mais profondément les mêmes !!! Plus ouvertes, plus enclines à la découverte, plus vivantes, plus SOI tout simplement.

 

“Être libre revient à ne pas lâcher la barre, laisser les voiles flotter au vent et le bateau partir à la dérive, mais barrer en mettant le cap vers la destination choisie.”    Matthieu Ricard, Plaidoyer pour le bonheur.

 



 

Pour nous contacter :

barbaradeliere@voila.fr

tel 06.87.43.80.68

maud.ramaen@yahoo.fr

tel 06.87.51.94.53

 

Merci à tous nos sponsors de nous avoir aidé et soutenu pendant l’aventure :

-          Décathlon ; Quechua, Géonaute, Equarea, Stratermic et Novadry,

-          Délégation régionale aux droits des femmes et à l’égalité Nord/Pas-de-Calais,

-          Préfecture régionale Nord/Pas-de-Calais,

-          Allibert,

-          SNCF Voyages, voyageurs responsables,

-          MJC Montélimar,

-          DDJC Drôme,

-          Ville d’Halluin,

-          Association Raid Attitude,

-          1001 piles,

-          SPOT.

 

Merci à nos parrains pour leurs conseils pratiques et leurs encouragements précieux :

-          Olivier Soudieux et Carole Soubiran, auteurs du film “Le chemin des cimes” ; 4 saisons en couple pour traverser l’Himalaya. www.soudieux.com

-          Christophe Tattu, auteur du livre “La route des cimes” ; 7000 km à vélo de Pékin à Calcutta. www.lechantdutibet.over-blog.fr/

 

Et évidement merci à nos familles et à nos amis qui nous ont soutenu et ont cru en notre projet. Ils ont été pendant le voyage d’une aide précieuse et nous ont toujours poussé à aller plus loin et à profiter de chaque instant, même dans les gros moments de doutes et de découragement.

 

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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 10:58

Les chevaliers du Kham !!!

L'arrivée en Chine après un si long moment au Népal et en Inde du nord est un véritable choc culturel ! D'abord la langue, les gens, la cuisine, l'ambiance tout entière ! Tout est à refaire !

 



 

La ville de Chengdu est une très très grosse ville. Nous avions fait quelques provisions avant de quitter l'Inde, pensant ne pas y trouver de café ou de sucre... nous sommes servies... Les centres commerciaux fleurissent ici et sont plus gros les uns que les autres. On trouve du Dior et aussi du Mc Do, mais nous en sortirons vainqueurs car nous n'avons aucune envie de "Big Mac" aujourd'hui. Un peu en dehors des gros axes centraux, les marchés de rues proposent des produits incroyables. Tout est nouveau pour nous et nous avons envie de goûter à tout. A tout, enfin presque... des fruits et légumes inconnus, des carottes et des oeufs énormes, sûrement pas très naturels, les poissons ou espèces de serpents de mer sont vendus vivants et présentés dans des bassins, les viandes et tous les abats sont étalés et dégagent une odeur épouvantable ; et le principal mets ici : les pattes de coq, partout sur les étals avec les trois doigts vers le ciel. Presque esthétique... Nous nous essayons à un de ces bistrots de rue qui proposent du riz et de nombreux légumes ou poissons frais cuits devant vous. C'est ce que nous avons trouvé de plus simple pour manger ici ; il suffit (presque) de montrer du doigt ce que l'on souhaite. Cela évite les moments épiques, mais aussi très drôles, de "débarquement" dans les cuisines des restaurants pour se faire comprendre. Nous avons fait le bon choix, car les légumes sont excellents et cette cuisine complètement différente des currys indiens dont nous arrivons à saturation. Hummmm les champignons !!! Et puis, il faut nous voir manger à la baguette. C'est aussi une expérience pour nous et cela semble beaucoup amuser tous les clients du bistrot.



 

Mais que de moments difficiles et parfois extrêmement énervants à tenter de se faire comprendre. Voyager en Chine sans parler la langue est un exercice assez compliqué. Personne ici ne parle anglais et lorsqu'on aborde quelqu'un dans la rue, au restaurant ou dans un hôtel, il n'est pas rare que la personne parte en courant... Peur de nous ? Nous pensons qu'ils ont surtout peur de ne pas savoir nous répondre, alors la fuite est probablement le meilleur moyen d'éviter le problème. Cela a le don de nous mettre hors de nous. On apprend ! Cela complique quand même beaucoup la vie pour des choses très simples : manger, trouver sa route, réserver un bus...

 



 

Sim accueille les touristes au Sim's Cozy Lodge à Chengdu. Il parle anglais et connaît très bien la région de Chengdu, du Yunnan et du Tibet tout proche. Il nous annonce que depuis ce matin, toutes les agences de voyages ont reçu des instructions très strictes de la part des autorités chinoises pour ne plus laisser entrer un seul touriste au Tibet, accompagné ou pas par un guide. Probablement à cause du nouvel an tibetain qui aura lieu fin février. Quelle déception !!! On ne pourra pas se rendre à Lhassa. Nous aurons vu le Tibet d'en haut, par le petit hublot de notre avion entre Katmandou et Chengdu.

 

 



Suite à ce contre-temps, nous décidons de nous rendre vers l'Ouest, à proximité de la frontière tibétaine qui semblerait encore accessible, puis de descendre vers le Sud en direction du Yunnan. Cette région du Kham est encore très préservée et authentique et de nombreux nomades tibétains y vivent. Nous dépassons très vite notre déception par rapport au Tibet, car ici tout s'en rapproche quant à l'idée que nous en avions. Les paysages, le haut-plateau tibétain couvert de neige, les gens, les plats, la langue, les yacks, les maisons et les fabuleux monastères. Nous sommes à seulement quelques kilomètres de la frontière du Tibet interdit, et les hommes armés sont présents partout. Nous avions entendu dire qu'il y avait eu des émeutes importantes dans la ville les jours précédents et la présence de la police et de l'armée partout, ainsi que le couvre-feu général, assurent le retour au calme. Personne ne nous dit rien pourtant sur ce qui s'est ou non passé.

 

 



Il aura fallu attendre que nous soyons depuis trois jours à Lithang pour qu'un policier se manifeste enfin. "Suivez moi !" nous dit-il d'un ton ferme. Nous arrivons au poste de police où 10 d'entre eux tuent le temps en buvant du thé et en jouant aux cartes. On nous fait asseoir le temps de trouver un traducteur. Et, s'en suit une discussion sans fin, presque drôle :

"Welcome to China". "What is your problem ?". "Were are you going ?".

"D'abord, on n'a pas de problème, on nous a demandé de venir ici et d'attendre... et nous allons au shorten à 10 minutes de marche d'ici, il y a un problème ?"

 "Aucun problème, tout le monde est libre en Chine... mais un policier va quand même vous accompagner !".

"Donc..." nous sommes prêtes à pouffer et à nous mettre en colère mais on ravale notre salive, pensant que de toutes façons cela ne servira a rien ; d'ailleurs nous en avions déjà fait les frais plusieurs fois plus à l'ouest de la Chine. Alors "OK, lets go".

"Attendez un peu...".

"Attendre quoi puisqu'on peut marcher ? nous sommes libres en Chine et vous avez contrôlé nos passeports !".

"Attendez encore un peu... Un thé ?"

"Nous voulons marcher ! Et sans policier si possible !"

"Attendez encore un peu... Vous savez les policiers chinois sont gentils ! Venez nous voir si vous avez le moindre problème."

"Nous n'avons pas de problème, on veut marcher !"

Finalement, on accepte qu'un policier se joigne à nous, le policier se lève, nous suit et fait demi-tour au bout de 2 minutes, voyant bien que nous n'avons rien de l'espion qu'ils pensaient traquer.

 




Le jour même, à 11 heures du soir, alors que nous dormons profondément depuis un moment, des éclats de voix se font entendre en bas de l’hôtel et nous réveillent. Quelques minutes plus tard, c’est à notre porte qu’on frappe. Trois policiers armés nous somment de leur montrer nos passeports… “Mais… on dort ! et on nous a contrôlé nos papiers cet après-midi…”. “C’est pour votre sécurité !” nous disent-ils. “SUPER !!!”. Ca fait trois jours que nous faisons des allers et venues ouvertement devant le poste de police juste en face de l’hôtel sans que cela ne pose problème, et c’est ce soir qu’ils leur faut nos papiers… Comprend pas !!! THIS IS CHINA…

 



 

Hormi ces contre-temps, l’endroit est fabuleux. On fête le nouvel an tibetain à la gompa, et tous les nomades des alentours se retrouvent ici pour prier et célébrer l’événement. Un festival de couleurs et de bijoux… Nous sommes les seules touristes et les gens sont adorables avec nous. Souvent curieux de nous voir ici et de comprendre la raison qui nous a amené jusqu'ici ; ils demandent à voir nos colliers à prières pour justifier un pèlerinage, comme pour eux…

 



 

Les moines, habillés en costume traditionnel avec les masques de leurs divinités, chassent les mauvais esprits en danses et en chansons. Gare aux fesses de ceux qui ne seraient pas dans les rangs. Barbara, concentrée sur son film en fait l’expérience d’un petit coup de fouet… Arrière fillette ! Libérez la place pour les danseurs !

 




 


Les hommes sont particulièrement beaux ; les cheveux couleur ébène, très longs et souvent tressés, les yeux noirs et le regard perçant, le costume traditionnel… Hummm, un régal. Mais ne souriez pas trop s’il vous plaît, car sans dents, le mythe s’effondre !!!
Les femmes aussi sont somptueuses. Raffinées dans leurs incroyables parures de bijoux de toutes sortes et de toutes les couleurs. Elles nous font l’effet de femmes venues d’un autre monde. C’est bien le cas ici !

 









Après de multiples incompréhensions dues à la langue, souvent exaspérantes et qui nous font perdre du temps, de l’énergie mais surtout du sang-froid… nous arrivons enfin à trouver un bus pour une ville plus au sud où nous souhaitons  nous rendre pour marcher car la route y serait magnifique. Ici pas de sentiers ; nous marchons sur la piste mais elle est peu fréquentée et le paysage est effectivement fabuleux. A cette altitude élevée (entre 4000 et 4800 mètres) les températures sont très froides et il neige depuis plusieurs jours. Cela donne au haut-plateau tibétain un air mélancolique, presque dramatique et inaccessible. Nous trouvons refuge dans les tentes des nomades ou dans les maisons typiques, pour un excellent thé salé au beurre rance de yack. Il nous avait manqué !

 



 
Les rencontres sont fabuleuses, mais en Chine, le premier contact est toujours difficile et les gens un peu méfiants. Passé ce moment de doute, ils nous font partager leur vie avec une extrême générosité.

 



 

Deux femmes nomades auraient bien fait leur paquetage pour nous accompagner sur la route, bien qu’elles trouvaient cela surprenant au début. Une parenthèse de liberté dans leur vie rude de mère au foyer et aux champs, aurait été pour elles une belle évasion. En les quittant, elles reprennent leurs activités du jour : tisser la laine de yack et préparer le repas très sommaire.

 



 

C’est notre dernière marche et nous atteignons aujourd’hui les 3000 kilomètres à pied à travers les montagnes de l’Himalaya ! Quelle belle et longue marche.

 



 

Demain nous nous séparons, mais nous restons très pudiques sur nos sentiments. Personne n’aborde le sujet et toutes les deux nous nous sentons déjà nostalgiques à l’idée de se quitter après tant de belles aventures.

Une bouteille de vin et un bon repas chinois pour fêter l’événement ! Un excellent moyen de se dire au revoir. A bientôt !!!

 

 

 

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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 09:57

Faire un peu de tourisme culturel dans la capitale du Sikkim...

 

Un hôtel sombre et lugubre, un chambre puante au dernier étage avec vue… sur mur ! Aucune envie de se poser ici pour se reposer ou bouquiner… La douche chaude qu’on nous avait promise et que nous attendons depuis 10 jours, ne s’avère être qu’un petit filet d’eau glaciale. Cela fera bien l’affaire pour se refaire une petite beauté et se sentir un peu mieux.

 



 

Gangtok est la capitale du Sikkim. C’est une grosse ville. Il y a même un téléphérique pour se rendre du bas de la ville au haut de la ville qui est située sur un flanc de montagne. Nous n’osons pas l’essayer mais c’est peut être l’aventure que nous avons ratée au Sikkim…

 





 

Nous faisons donc ici dans la visite culturelle, bien organisée sans pour autant y prendre autant de goût qu’à la marche.
 

L’institut de la tibétologie propose une expo photo intéressante sur l’histoire du Sikkim et du Bhoutan, pays voisin.

 




Le shorten Do Drul où de nombreux pèlerins se retrouvent pour prier. Aujourd’hui, nous tombons sur un gros groupe de Bhoutanais venus se recueillir. Les femmes ont les cheveux coupés courts et nous sommes surprises car ce sont les premières qui n’ont pas les cheveux longs et tressés depuis le début du périple. Les hommes portent des tuniques courtes laissant apparaître leurs mollets noirs et charnus. Sympatique !

 

 



Le jardin des orchidées, fleur emblématique du pays.






 







Le monastère d’Enchey, dans les hauteurs de la ville… Un autre monastère !




 


Et pour terminer, le D.H.H. “Directorate Handloom and Handicraft”. Une grosse entreprise locale qui emploie et forme les gens du pays pour perpétuer l’artisanat local.

 





Nous quittons le Sikkim avec l’impression de ne pas avoir réellement fait connaissance avec le pays. Probablement parce que les lieux authentiques et préservés sont payants et accessibles uniquement avec guides et porteurs. Une drôle d’impression d’arriver à la fin sur un sentiment de “pas fini”…

 

 

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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 07:07




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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 06:44

C’est la fête à Rumtek, les moines préparent le nouvel an tibétain !!!


Trek Monastique (Sikkim) ;


Le “trek monastique” fait partie des peu nombreux sentiers de randonnée autorisés sans guide ni porteurs. Il prolonge l’itinéraire des rhododendrons que nous avons suivi jusque-là en direction de la capitale du Sikkim (Gangtok), plus à l’est du pays. On nous a dit beaucoup de bien des monastères du pays, réputés pour leur grande authenticité ! Un bon coup de pub, oui ! Peut-être que les mois de voyages nous ont rendues trop exigeantes ou que nous sommes un peu fatiguées par ce long périple, mais la gompa de Paymayangste, notre premier monastère du pays, nous laisse un goût plutôt amer.


 



Cette gompa, appelée le “Lotus Sublime”, a été construite en 1705 et est la deuxième plus ancienne du Sikkim, réputée pour sa lignée de purs moines. Au troisième étage, une pièce étrange de plusieurs mètres de haut, une pagode en bois : le “Zandog-Polri” nous apparaît comme un super terrain de jeu pour les enfants. Ce qui a tout de suite attiré notre attention dans la pièce, ce sont les tissus posés sur certaines peintures du mur. En bonnes Françaises, notre curiosité nous pousse à regarder ce qu’ils peuvent bien cacher : des images suggestives de divinités boudhiques dans les positions sexuelles du kama-sutra. Et bien, ils sont beaux nos moines de pure lignée !!! Il est 13 heures et les lamas sont à leur déjeuner. Une gompa sans moines, c’est une gompa triste, une gompa sans vie…


 










C’est sur la piste que nous poursuivons notre chemin en direction du lac des Souhaits : Keochapalri Lake. Une jeune femme nous propose de faire halte chez-elle. L’idée de partager un bon repas avec une famille locale nous séduit immédiatement, mais peut-être aurions-nous nous méfier… Nous voici donc à table avec une potée pour le moins étrange que nous devons manger devant nos hôtes qui nous observent. Il faut avaler ces morceaux de farine grossière cuits dans un bouillon sans goût et faire un grand sourire car “c’est offert de bon coeur”…  À la fin du repas, c’est l’heure de la clope... faite maison avec le tabac du jardin. Produit 100% naturel mais… Pfouaaa, ça arrache… Et à en croire la dentition du papa, c’est du pur et du bon ! Une expérience sympatique et très locale !


 

 






Au lac, un lama alcoolisé porte un chapeau de cow-boy et rabat les clients pour séjourner dans sa "ghest house" qui surplombe la vallée. La légende dit que les oiseaux gardent le lac et veillent à ce qu’aucune feuille ou brindille ne souille ses eaux, et c’est vrai qu’il est calme et clair. Considérant qu’il se trouve en pleine jungle et végétation luxuriante, c’est assez étrange… Très excitées à l’idée de planter la tente sur les bords du lac, mais nous devons finalement nous résigner à changer de plan. En effet il est impossible de planter une tente ici : les bords du lac sont sacrés et il n’y a que des marais et des roseaux aux alentours.

 




On nous a dit que deux Francais étaient montés au lodge du lama et plusieurs personnes ont confondu Barbara avec la jeune femme du couple… Aller retrouver la deuxième jumelle de Barbara nous semble être une raison suffisante pour faire la demi-heure de montée supplémentaire et se mettre au chaud.


 



Ce petit coin reculé est le lieu idéal pour une retraite sympathique de plusieurs jours. Le lama est un peu barré et c’est tant mieux, cela ajoute au charme des lieux. Il est marié, a des enfants, picole et accessoirement vend un peu d’herbe de sa récolte locale. Sa femme et ses enfants sont drôles, curieux et très ouverts d’esprit. La cuisine est excellente et le feu de camp est un endroit rêvé pour refaire le monde ! Nous passons la soirée avec les deux jeunes Français : Nico et Lola, à se raconter nos vies et nos histoires de voyage, un régal ! Nous retiendrons que ce qu’il y a d’intéressant au lac des Souhaits, c’est cette rencontre avec le couple sympatique, le lama et son lodge, bien plus que le lac lui-même.



 


Les petits sentiers à travers la jungle sont fabuleux. Que c’est bon de sortir de la piste !!! Le soleil, la vue sur les sommets au loin, devenue rare à cause du temps et de la brume, les chants incroyables des oiseaux, les senteurs de fleurs partout, tout cela nous rend guillerettes… En chantonnant, nous descendons vers le prochain village… Nous regrettons l'absence de Maman Ramaën, alias “la mono”, une véritable encyclopédie vivante des plantes et des oiseaux. Nous resterons donc dans l’ignorance devant ces multiples spécimens de la nature. Ceci dit, cela ne nous pose pas trop de problèmes…


 





La route remonte ensuite vers Yuksom où se tient aujourd’hui la cérémonie boudhiste annuelle de purification du lac : la puja “Kartuk”. Tous les moines des villages alentours se sont réunis ici pour prier. Les chants des prières sont très prenants et pour ne rien gâcher, on nous offre des gâteaux “purifiés” et du thé au lait. On adore !!! De là à dire que nous en ressortons pures…















En direction de Tashiding, nous prévoyons la visite de deux gompas égarées dans la montagne au milieu de la jungle. Les gompas sont vides car tous les moines sont à la puja. Le temps est brumeux et l’ambiance est triste et nostalgique…





 







Les locaux s’affairent à la tâche pour aménager les sentiers du Sikkim. Les uns brisent les pierres pour en faire de petits galets, les autres font des tas de ces petits galets, et d’autres encore les disposent sur le sentier, tête en l’air. Un résultat très esthétique mais que personnellement nous ne trouvons pas du tout pratique pour la marche, manquant à chaque instant de nous prendre les pieds dans ce “merdier”… Tout de travail délicat et difficile pour qu'au final nous trouvions cela pas très efficace… On pouffe mais on n'en dira rien…

 


 




De passage dans un village, trois gamins pillent un petit shop de ses bonbons, personne ne tient la boutique aujourd’hui… Et pour cause, tout le village est réuni pour le dernier jour de célébration d’un mariage. Devant la maison, les femmes dansent en rond, quelques hommes font la musique, tandis que les autres titubent à force d’abuser du «bamboo tchang» (bière à base de millet fermenté et servie dans une grande bolée de bambou avec une paille). Nous sommes invitées pour le thé et quelques succulents gâteaux maison. C’est l’heure du goûter et Tashiding est encore loin, alors “lets enjoy”. Les jeunes mariés nous affirment s’être choisis mutuellement, ce qui est assez rare dans le pays où le mariage est le plus souvent arrangé. Ils sont beaux tous les deux et semblent plein d’avenir. Cela nous rend le reste de la route plus doux et agréable.

 



Arrivée en fin de journée à Tashiding, soleil couchant, bise agréable, premières orchidées dans les jardins des habitations (c’est la fleur emblématique du pays). Au petit restaurant local, Fred et Eric, Américain et Coréen vivant à Saigon, au Japon sont également venus ici pour treker. Nous passons une bonne soirée en leur compagnie à refaire le monde et contempler un magnifique lever de lune sur les montagnes !

 



Le monastère de Tashiding, ou plutôt, les monastères sont fabuleux. Celui des nonnes est le premier du genre que nous visitons. Un des plus anciens, avec d’immenses et somptueux moulins à prières en bois sculpté et peint, tout autour de la pièce. “Ch’timi”, une des nonne, parle un peu anglais. Elle a choisi sa conversion il y a deux ans de son plein gré. “La vie de famille, pour rien au monde ! C’est bien trop compliqué !”. Elles sont trois nonnes sur le site. Grand mother, personne ne la considère vraiment comme une nonne car elle est arrivée ici après un mariage raté. Elle a décidé de se retrancher ici pour méditer. Cette vieille femme a l’apparence d’un gnome avec ses handicaps et sa démarche. Elle nous fait d’abord un peu pitié. Lorsque Maud enlève ses chaussures pour entrer dans le monastère, elle la regarde et pince son nez en montrant ses pieds… On éclate toutes de rire !!! “Comment çà ça pue ? Moi, je ne sens rien”. C’est vrai qu’après tout ce temps, on ne se sent plus vraiment et pourtant nous ne sommes pas bien propres.

 





 







Il fait grand soleil, le ciel est bleu roi, il fait chaud et l’endroit est calme et paisible. Idéal pour une petite sieste. N’est ce pas Barbara ? Dommage que les chiens rôdent partout, aboyant et menaçant à chaque instant de nous croquer un mollet…

 

 



Rumtek est la grosse gompa du pays. Nous avons la chance d’arriver juste au moment où les 150 moines font la répétition des danses en vue du très proche nouvel an tibétain. Tous ont revêtu les tenues officielles et les bottes tibétaines. Un régal pour les yeux et les oreilles que de les voir danser au son lourd et prenant des tambours.

 

 













Le “trek monastique” a été un moment agréable, mais bien loin des attentes que nous avions du Sikkim. Peut-être que le voyage nous a rendu trop exigeantes ou que, la fin approchant, nous ne sommes plus dans les mêmes dispositions de “découverte” et “d’ouverture” qu'au début…

Tout au Sikkim est misé sur le tourisme et cela le rend sûrement un peu trop accessible, presque trop facile. Nous avons le ressenti de ne pas avoir “gagné” cette région, pensant que c'est sur les chemins les plus difficiles que nous “adoptons” un pays et ses habitants.

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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 06:30
Trek des Rodhodendrons (sikkim)


Quelques photos en attendant les récits



























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  • PARLER D'ELLES
  • Femme
  • 14/04/1971
  • Rhône Alpes
  • Voyages Sport Montagne femmes Alpinisme
  • Nous sommes 2 femmes, la trentaine et allons parcourir pendant un an l'Himalaya d'ouest et est, en autonomie et en majeure partie à pied. Notre objectif : mettre la lumière sur les associations et actions concernant la condition des femmes là bas

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