Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 15:23

De Sary Tash à Kara Kindik (du 10/04 au 11/04)

Si la neige est attendue en France, elle est devenue ici un handicap. Après l’échec de notre précédente tentative, nous pensons plus prudent de ne pas se lancer sur les hauts sentiers de treking qui culminent entre 3000 et 4000 mètres d’altitude. Dommage, car les chemins ne sont pas nombreux dans ce pays.

L’alternative la plus séduisante est de rejoindre la frontière Chinoise à pied par la mythique route de la soie. Cette piste est encore utilisée aujourd’hui pour le commerce entre Osh et Kashgar en Chine.

 

A Sary Tash, il neige, la vue est totalement couverte et le temps est glacial. La ville nous laisse une impression un peu terne. Notre hôte est professeur de Kirghize à l’école du village et nous profitons de l’occasion pour assister à un cour. Leçon de géographie ce matin à la premiere heure. Ca déménage !!! Ici, les leçons se font en à la manière théâtrale, en costume et en musique : danses, chansons, démonstration de “komuz” (guitare kirghize), tout y est !!!

 

 

Séance photo dans l’école et départ plus tard que prévu pour Kara Kindic, à plusieurs heures de marche.

Le temps est triste et chargé. Il fait froid et nous suivons la piste avec une alternance de camions. C’est sans grand intérêt. A ces moments, on se demande ce que nous sommes venues chercher ici… les 26 kilomètres nous semblent interminables…

 

Guldieu insiste pour nous héberger et nous donne de quoi manger plus qu’il n’en faut. Nous devons prendre des forces si nous marchons ! Une fois de plus, leçon de cuisine ; pendant que sa fille prépare le pain kirghize, nous épluchons les “cartochka”. Nous devenons des pros de la patate, en lamelles, en cubes, en frites, en rond… Elle n’a plus de secret pour nous !

 

 

De Kara Kindik vers le col d’Irkestam (du 11/04 au 14/04)


Ce matin, la piste prend une tout autre allure. Il fait beau et les hauts sommets se montrent enfin. La beauté du paysage dans lequel nous évoluons nous laisse sans voix. Nous avançons à bonne allure, le sourire figé, oubliant presque le poids de nos sacs. Ces géants nous font rêver. Nous imaginons tantôt l’arête de celui-là, tantôt l’ascension de cet autre… Il faut dire qu’il y a le choix ! Nous sommes déjà à plus de 3000 mètres d’altitude et tous ces sommets sont encore au moins 3000 mètres au dessus de nos têtes.

 


Cela nous aide à faire passer la pilule du nombre de camions qui nous envoient leurs gaz d’échappement en pleine figure, et avec une toux rauque qui laisse penser qu’ils vont laisser leur vieille carcasse là, dans ce col à 3600 mètres.

C’est peu de le dire… 300 mètres plus loin, un camion en contre-bas de la piste… puis un deuxième. Décidement, la route de la soie est devenue la route des “épaves”…

 

 



Sans exception, tous ces camions se sont arêtés pour nous demander, presque imposer, de monter ; « Il ne faut pas marcher ici, il fait froid et il y a 6 loups ! » La précision du nombre de loups nous interroge sur notre premier bivouac. Nous sommes à l’affût du moindre bruit dans la tente mais, plus que les loups, c’est le froid qui nous empêche de dormir…

 

 

Après 87 kilomètres et 4 jours de marche, nous approchons de la frontière chinoise et nous demandons comment cela va se passer vu l’actualité du moment… Ca proteste au Tibet, à San Francisco et à Paris, mais nous avons été bien accueillies en Chine, à la chinoise par des Chinois fous de voir arriver deux jeunes femmes à pied. Nous avons été assaillies de photos, il a fallu pauser avec chaque millitaire... De notre côté, nous n'avions pas le droit d’en prendre ; "NO", OK… on prendra discrètement une photo sous le panneau “Welcome to China”, on est touristes quand même !!!

 



Au col, ce sont 4 postes de contrôle kirghizes, dont un "ambulant " sur la route et trois postes de contrôle chinois à franchir et, en prime, une petite taxe pour être venues en Chine à pied !

 

Nous pensions fêter les 37 ans de Maud à Kashgar, mais ici, ce sont des bus pas communs... et nous sommes arrivées à 23 heures en partant à 14 heures pour faire 250 km... Nous fêterons son anniversaire dans le bus, mais avec un excellent Laghman (pâtes fraîches maison faites devant nous et étirées à souhait et excellentes pour les papilles) à la pause de 20 heures et, prévoyantes, nous avions acheté une bouteille de Vodka avec nos 30 derniers coms. On s'est donc envoyé ça dans le bus en refaisant un monde parfait...

 

 

Aujourd'hui, nous sommes en Chine avec la sensation assez bizarre de devoir tout redémarer. On commençait presque à avoir des discussions philosophiques en Kirghize et là, on ne comprend rien et d’ailleurs personne ne nous comprend... Nous avons 15 jours pour apprendre et découvrir qui sont les Ouigours avant d’entrer au Pakistan.

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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 15:20

Le big bazar !!!

Jalalabat (du 05/04 au 07/04)

Jalalabat, ville moderne. Les Internets cafés sont recencés tous les 20 mètres et un écran géant en plein centre ville, propose en boucle MTV et les derniers tops kirghizes : le rap US versus le rythme folk des années 80 !

Jalalabat est une ville sympathique ; sur le marché, les étalages hauts en couleurs, sont dignes d’une fresque ! Tout est bien rangé, présenté… ça donne envie !




Au détour d’une rue, la propriétaire d’une pâtisserie nous interpelle : “At kouda ???”, nous sommes habituées à la question ; “Francouze…”. Gula, Ouzbeque amoureuse de la France, nous témoigne spontanément une grande affection. Son attitude positive et ses gestes attentionnés envers deux personnes qu’elle ne connaît pas nous déconcertent. Pour elle, c’est une évidence, avant de partir pour Osh, nous devons rester dans sa maison.

Gula a passé la journée à préparer notre venue. Dans le salon, tout est parfaitement dressé pour le Chai. Il faudra encore laisser un peu de place pour le Laghman, sa specialité (pâtes fraîches faites main).

Le plat est succulent. Gula a une facon bien particulière de les manger : avec les mains ! Ca fait “spuick”, et avec la bouche ça fait “sleurp”… Maud se régale, Barbara, malade et allongée sur le canapé, se retient pour ne pas vomir ;-))

Dans notre chamber à coucher, nous sommes surprises devant la quantité de coussins et de tapis. Gula nous explique qu’elle prépare la dot de sa fille. Elle doit confectionner 50 coussins, 20 tapis de sol et 3 grands tapis muraux… Elle nous confie qu’elle est soulagée de n’avoir qu’une seule fille.

 

 

De Osh a Sary Tash (du 7/04 au 10/04)

Le soir venu nous sommes à Osh. Bien installées dans l’excellente “Osh Guesthouse”, nous nous imprégnons doucement de cette nouvelle ville. Ici, Ouzbeks, Tajiks et la culture islamique, sont bien plus présents ; les appels à la prière du matin font office de réveil !

Aux alentours, c’est un peu la jungle : allées de petits kiosques, nombreux restaurants et, sur les trottoirs, les stands de brochettes enfument les passants !

A Osh, le Bazaar est un vrai “bazar” ! On y trouve de tout, tous les jours et durant toute la journée. Les commerçants ouvrent leurs grosses marmites… ”Plof”, pois chiches, salades, il suffit de demander et surtout, d’avoir l’estomac solide !

Le trône de Salomon en haut de sa colline et visible de toute la ville, est incontournable. Malgré les croyances et les belles histoires qui envoûtent les lieux, pour ceux que la marche aurait assoiffés, la grande machine “Pepsi”  les attend… Retour à la réalité, le tourisme c’est du business ! Le photographe, prêt à imprimer votre photo en 5 minutes l’a bien compris.

 

 


Deux jours nous suffiront, surtout que nous devons passer la frontière chinoise par le col d’Irkeshtam avant le 16 avril. On oublie l’option taxi, pour une fois encore prendre la route jusqu’à Sary Tash en camion et marchutka. “Pari gagné”, à Guldjo, un camion nous emmène gratis !

Pas de problème mécanique cette fois, mais un jeune chauffeur qui s’excite sur son volant pendant que ses collègues, pas pressés de le remplacer, descendent les bières. Heureusement le conducteur lui, a droit à 0% d’alcool dans le sang… il assure et tourne au Fanta.

Le levier craque, virage à droite, virage à gauche, “boum, aie”… Maud assise au fond de la cabine se cogne de partout et Barbara serrée entre les deux acolytes, est un peu coincée !

Enfin après 5 heures de route, nous voici à Sary Tash.

 

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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 15:16

Le parc naturel rien que pour nous...

Sary Chelek (du 1/04 au 03/04)

Tashkumyr est le point de départ pour Sary Chelek, un lac d’altitude dont les sapins font penser à nos paysages alpins. Nous commençons la marche à partir de Rala Djirach où le marchutka nous a déposées. Quelques heures plus tard, tente montée, douchette au bord de l’eau, un jeune homme nous surprend… ”Venez dans ma maison, vous ne pouvez pas dormir dans une tente !”… Ah, OK ! Tu nous laisses 10 minutes pour qu’on remballe ?!

Nurale est un grand sportif, joueur dans l’équipe nationale de volley-ball, il est en vacances chez sa soeur. C’est donc chez Maharabat, son mari et ses 5 fils que nous resterons… L’accueil est exceptionnel et grâce à un livre de leçons d’anglais nous arrivons à échanger avec cette famille véritablement ouverte, dynamique et spontanée.

Il aura fallu attendre la Kirghizie pour que Maud soit de corvée de patates ; ici aussi on mange des frites ! Et Barbara, sportive dans l’âme, ne peut s’empêcher de peaufiner son volley, malgré une douleur au pied.

Le lendemain nous marchons encore plusieurs kilomètres pour arriver à Artik, dernier village avant l’accès au parc, où l’on se doit - après négociation - de payer les frais d’entrée.

Enfin après 15 kilomètres et 1000 mètres de dénivelée, nous arrivons à ce petit paradis… Nous sommes les premières touristes de l’année et les paysages sont “entièrement” pour nous ; quelle sensation de liberté !!!

Sary Chelek est encore gelé, mais les 6 autres lacs qui l’entourent sont des miroirs dans lesquels les montagnes enneigées se reflètent. La balade est somptueuse et variée. Nous quittons les sapins pour rejoindre un plateau verdoyant où les chevaux, sereins, broutent l’herbe grasse. C’est vraiment MAGIQUE !



De Arkit à Jalalabat (du 04/04 au 05/04)

Nous aimerions rester, mais il nous faut rentrer. De retour à Artik, il est possible de rejoindre la vallée de Kara Suu depuis le village.

Cela s’avère être une aventure à l’état pur : petit sentier “paumatoire” à flanc de montagne, bataille avec la végétation dense, copinage avec les vaches, côte difficile au milieu des sapins…

La randonnée est épuisante !

Tout cela pour revenir… au point de départ : Artik !!! Décidemment la vallée de Kara Suu ne sera jamais découverte.

Fatiguées, déçues et surtout l’air un peu ridicules d’avoir tourné en rond, c’est avec une grande joie que nous acceptons l’invitation au “Chai” de Birmet et ses voisins.

S’enchaîne une petite soirée arrosée à la vodka, avec trois “Babouchkas” amusées et amusantes, et un concours de danse avec les filles, devant les dernier clips Kirghizes du moment… On peut dire que la journée aura été bien rattrapée !

Au matin, sous la pluie, nous prenons le marchutka pour Jalalabat.


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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 15:05

Une hospitalité incroyable…

Kirghizie, Vallée de Suusamyr
(du 20/03 au 31/03)
 

C’est avec Natacha, de la maison des voyageurs à Bichkek, que nous décidons de l’itinéraire que nous allons suivre en Kirghizie… La neige étant encore bien installée sur les hauteurs, elle nous déconseille les passages que nous avions prévus, trop hauts et trop engagés pour la saison. La Kirghizie est un pays qui se visite plutôt entre mai et octobre…

    

Samshe (du 20/03 au 22/03)

Nous quittons donc Bichkek avec hâte pour rejoindre Kochkor et découvrir les montagnes et petits villages, mais surtout pour démarrer notre marche !

Dans le taxi, nous rencontrons Madina, une jeune femme moderne, qui nous invite chez elle. Nous pensions rester quelques heures en sa compagnie et nous nous retrouvons en fait à Samshe, à une heure de notre point de départ et sans possibilité de retour avant… 2 jours !!!

 

Nous qui avions fait des plans sur nos prochaines journées, nous nous sentons d’abord coincées puis décidons de profiter pleinement de ce moment que Madina nous offre et d’oublier nos petites écheances.

Madina a troqué ses hauts talons et son jean slim contre des bottes en caoutchouc et un vieux jogging. Elle est à son aise ici…


Elle et sa maman, Dina, font la paire. Elles semblent avoir du poids sur les hommes du village, qui ne tiennent plus debout à midi après des litres de Vodka absorbés… Elles assurent ! Il y a tant de sensibilité, de savoir vivre et une force incroyable en ces femmes… De la vie, il y en a ici !

C’est à l’occasion de “Noroz” que toute la famille nous fait vivre cette fête importante qui célèbre l’arrivée du printemps : préparation du repas, chansons, essayage de vêtements traditionnels, balade à cheval, jeux avec les enfants… Ce sont deux jours intenses et riches de découvertes. Dina s’occupe de nous comme de ses propres filles. Une vraie complicité s’établit entre nous ; nous nous sentons comme à la maison.

 

 

De Samshe à Chaek (du 22/03 au 24/03 )

Ca y est, nous pouvons démarrer notre périple ; nos sacs sont lourds, très, très lourds, au moins 17 kilos, c’est sûr ! Le temps est clair, les températures sont douces et nous sommes enfin dans la montagne…

A raison de 20 kilomètres par jour, il nous faut 3 jours pour rejoindre Chaek. C’est au rythme lent de la marche que nous apprenons à découvrir le pays et ses habitants ; des grandes steppes vertes aux montagnes enneigées, nous sommes séduites par cette nature sauvage et préservée. Notre lente progression nous permet surtout de mieux appréhender la vie des habitants et d’apprendre un peu de kirghize et de russe (l’anglais est une option oubliée ici…).
Dans chaque village, nous trouvons une famille d’accueil. Ce sont en général les femmes qui nous invitent, probablement intriguées de voir d’autres femmes marcher avec de gros sacs… Partout, la même réaction : “Pechkum, Rahhhhhh !”. Pourquoi marcher, alors qu’ici on ne marche pas pour le plaisir, on marche utile…

 

Juste après ces préliminaires, deux questions reviennent systématiquement :

la première bonne pour notre ego – concerne notre âge, car il semble que nous fassions 10 ans de moins… à moins qu’elles n’en fassent 10 de plus ;-)) ;

la seconde concerne notre situation. A nos âges, pas mariées et sans enfants, nous met complètement hors catégorie… “Même pas un petit ami ?” nous demandent-elles. Nous finissons par nous inventer des maris parfaits, ceux qui veulent se reconnaîtront…

 

Nous apprécions particulièrement le rituel du “Chai” : le thé. Il est servi avec un peu de lait, à même le sol sur une nappe toujours bien garnie de confitures maison et de salades de saison, sans oublier le partage du pain. Le thé est une véritable cérémonie qui peut durer des heures et que l’on remercie par le “omin” (petite prière) à la fin du festin…

 

 

De Chaek à Kyzil Oi (du 25/03 au 26/03)

A Chaek, on nous indique que le prochain village (Kyzil Oi) est à 30 kms environ. Nous partons tôt le matin et à 18 heures, après plus de 9 heures de marche, rien ne laisse penser que nous nous rapprochons de notre objectif. Epuisées, nous plantons la tente en bordure du chemin avant la tombée de la nuit. Ce n’est que le lendemain, après presque 2 heures de marche que nous atteignons Kyzil Oi.

Première leçon : les indications s’avèrent souvent fausses ou contradictoires…

Là, nous retrouvons Artik, coordinateur d’une “agence de tourisme” afin d’obtenir des conseils sur le passage du col qui mène à Toktogul. Les seuls renseignements que nous parvenons lui soutirer sont : “No information”, “Problema” et “Skniek” (qui signifie neige)… Toutes deux têtues et très motivées à l’idée de cette traversée, nous décidons de tenter le coup !

 

 

Tentative de passage du col vers Toktogul (du 26/03 au 27/03)

Dès le démarrage, cette immersion en montagne nous plaît.

 


Au deuxième jour de notre marche en direction du col, notre progression est sérieusement ralentie par la neige que nous rencontrons dès 2400 mètres d’altitude. Avec le poids de nos sacs, nous nous enfonçons jusqu’aux genoux, voire jusque mi-cuisse. Faire la trace dans ces conditions nous demande une énergie incroyable, mais nous sommes déterminées et avançons sans dire un mot.  A 2800 mètres, nous arrivons sur un immense plateau et la neige y est plus présente encore. Nous n’avons pas de carte topo, on ne distingue plus la trace et le mauvais temps menace… La prudence nous incite à rebrousser chemin, et c’est déçues que nous faisons demi-tour vers Kyzil Oi.
Là, Artik nous accueille avec sa famille autour du Chai,  et avec une bonne Vodka pour nous redonner le moral… C’est réussi, nous refaisons le monde en sa compagnie ! Ah la vodka a décidément de grandes vertus sociales…

 

 





De Kizil Oi à la route (du 27/03 au 29/03)

C’est donc par la piste que nous continuons notre marche en direction de Toktogul. Nous avons juste le temps de rejoindre le village de Suusamyr et de trouver un hébergement avant que la tempête de neige ne nous rattrape. Il fait 5 degrés dans la maison. Au petit matin, tout est blanc et il neige encore ! Tous nos petits plans s’effondrent…

Le propriétaire des lieux nous propose de rejoindre la route principale en voiture et nous acceptons. Pour la mettre en route, c’est une autre aventure… Après avoir changé deux fois de batterie, poussée sur 300 mètres dans 20 cm de neige fraîche, il faut maintenant amener la vieille carcasse sur la piste… Le conducteur, probablement assidu de rallyes, manque de nous faire “chavirer” dans le cours de la rivière en contre-bas… Nous arrivons intactes, mais nous avons dépensé plus d’énergie en stress qu’en une seule journée de marche !

Chaque jour qui passe nous apprend que rien ne sert de faire des plans, qu’il faut les vivre, les uns après les autres avec leur lot d’anecdotes et d’émotions.

 

 

En direction de Tashkumyr (du 29/03 au 31/03)

Justement, une fois sur la nationale, coup de bol ! Au café où nous mangions, deux routiers nous emmènent pour une poignée de coms. Vitesse de pointe deux “Kamaz” : 50 km/h !

Ainsi, c’est après 7 heures de route, dont une longue pause mécanique, que nous arrivons à Togtogul. Désespoir ! il n’y a pas d’Internet ; il pleut, la ville est sombre et triste.

Nous décidons de partir le lendemain pour Tashkumyr. Re-stop, Re-prise par un camion, plus light, plus sport, on devrait y être en 3 heures… c’était sans compter encore une fois sur une pause de 2 heures 30 ! Assises sur nos chaises on se fond dans le paysage, on va même jusqu’à nous demander où sont les toilettes ! Deuxième leçon : en Kirghizie il ne faut pas être pressé !

Tashkumyr enfin… les arbres en fleurs nous accueillent, le soleil à travers les branches fait ressortir les couleurs du printemps, tout est calme, ça sent bon, on revit.

Véritable coup de coeur pour nous deux, les habitants sont tout aussi attachants que la ville. Curieux, ils nous interrogent et chacun semble avoir à coeur que l’on se sente bien ici.

Nous vivons une nouvelle fois au rythme d’une famille Kirghize qui fera de notre court séjour un souvenir émouvant.

 

 

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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 14:50

Démarrage du projet à fond, à fond…


Kirghizie
, Bishkek (15 mars 2008 – 20 mars 2008)

 

Vendredi 14/03/2008

Paris, 17h, Barbara

“Maud, ca y est, j'ai ton passeport dans les mains, on est parties…”

 

Lille, 19h, Maud

“Euh… Barbara, j'ai un truc important à te dire… t’inquiète pas quand tu me verras à l'aéroport, j'aurai deux sacs…”.

 

Non, nous n'avions pas demandé à l'avion de décoller deux heures plus tard… mais il est vrai que la situation était plutôt stressante : visas récupérés au dernier moment, sacs bouclés la veille, panneau solaire pas déballé, réchaud pas testé… Toutes ces choses que nous étions sûres de ne pas faire à la dernière minute pour nous laisser un petit moment de détente avant le départ…

 

Malgré tout cela, nous savons que tout va bien se passer…

 

Heureuses de se retrouver à l'aéroport, nous sommes hyper motivées à l'idée de commencer l'aventure après 9 mois de préparation. Nous allons vivre une histoire exceptionnelle !!! Nous voulons aussi vous faire partager un peu de rêve à travers notre regard sur l'aventure. Quels que soient les moments, heureux ou moins heureux, tous vos messages d'encouragement nous accompagneront et nous feront sentir plus fortes !

 

 

C'est dans l'avion, dès les premiers instants du voyage, que nous rencontrons une première femme exceptionnelle : Héléna. Elle descend un verre de Vodka, quand nous n'en buvons qu'une gorgée. “Fous les Francais, fous ne bufez pas beaucoup…”, on se défend bien pourtant… Na sdroviez, Na sdroviez ; après 1 litre de vodka, 1 bouteille de whisky et 1 bouteille de baileys, elle est sortie les pieds devants !!!

 

 

Toujours sur un rythme de folie, 5 heures de décalage horaire, coucher 4 heures, lever 10 heures, nous arrivons en retard à notre premier rendez-vous… Il est vrai que fatiguées et sans plan, trouver une rue en russe n'est pas évident…



A la maison des voyageurs, Natacha nous accueille avec 5 femmes Kirghizes, impatientes de nous voir, elles nous tendent la main avec le sourire.

Ces femmes ont en commun d'entreprendre des activités artisanales pour perpétuer les traditions kirghizes et surtout permettre aux autres femmes d'aller plus loin, de progresser dans leur vie. Rendez-vous sur les portraits de femmes pour les découvrir (mettre un link)

 

Après les premiers échanges, Ainash et sa fille nous proposent de les suivre dans leur atelier et de partager le repas. Natacha nous prévient : “dans la tradition kirghize, vous devez accepter le thé (chai) et le pain (nan) mais… vous pouvez refuser la Vodka.”.

Nous nous retrouvons aussitôt à la sortie de la ville, nous ne connaissons aucun mot de russe, elles ne savent rien du francais, ce qui ne nous a pas empêché de parler et de rire avec l'aide de son petit-fils, heureux de pouvoir pratiquer son anglais.

 

Journée intense et riche de rencontres. Les Kirghizes sont spontanément ouverts et accueillants. Cet accueil chaleureux, et un printemps bien installé, nous fait oublier le gris des bâtiments et le vert kaki, toujours très tendance ici. Nous apercevons déjà les montagnes au loin, comme une invitation à la marche… C'est pour bientôt !

Semaine de la francophonie à Bishkek ! même loin de tout, impossible d'échapper à son pays. On y apprend que Rouen est à la place de Lyon, que le couscous fait partie de la gastronomie francaise et que Sarkozy, Amour et Aznavour sont les premiers mots utilisés pour évoquer la France ; c'est toujours intéressant d'avoir un point de vue extérieur sur notre propre pays !

 

 

C'est avec Aziza, jeune étudiante Kirghize rencontrée dans l'avion, que nous sillonnons la capitale. De retour de ses études à Lyon, elle est fière de nous parler de son pays et nous invite à passer deux jours chez elle. Nous avons hâte de partager son quotidien et de goûter les plats typiques car notre première expérience a été un peu chaotique : “l’Archan”. A sa texture nous pensions boire un café au lait… Surprise… c'était en fait une boisson fermentée à base de yaourt et de blé. (Photo 518)

Pour Barbara, “c'est dégeulasse, on dirait du vomi…”. Pour Maud, “c'est comme des fricandelles, on che nin c’qui à n’din mais c'est loin d'etre bon…”.

 

   

Nous continuons notre tour d'horizon et c'est au hasard des rencontres que nous préparons notre périple pour la Kirghizie centrale. Départ demain tôt en bus, direction Kochkor (vers le lac Song Kul…).

 

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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 11:32

Vous pouvez suivre notre aventure pas à pas sur notre site internet.

Vous y retrouverez notre histoire ainsi que les portraits écrits et filmés des femmes que nous avons rencontrées et des actions que nous souhaitons soutenir. Si vous aussi vous souhaitez soutenir la cause des femmes himalayennes, alors venez consulter le site régulièrement pour y trouver l’action qui vous touche le plus et celle que vous allez aider.

Site internet ;
www.parlerdelles.fr

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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 11:27

1 an en Himalaya :


8 contrées traversées : Kirghizie, Pamir (Chine), Pakistan, Zanskar et Ladakh (Inde), Nepal, Sikkim (Inde), Tibet oriental et Lhassa (Chine),

8000 kms de traversée (dont environ la moitié à pied),

8 portraits de femmes sur leur quotidien,

8 associations rencontrées autour du droit et de la condition féminine,

8 actions parrainées sur la condition des femmes,

10 cols à plus de 5000 mètres,

4 sommets > 6000 mètres,

1 sommet > 7000 mètres,

 

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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 11:25

Maud (36 ans)

Passions :

Montagne, Sports, Voyages, Partager des moments simples entre amis.

Ce que j’ai envie de vivre ?
Découvrir mes limites, partager des moments forts avec les gens que nous allons rencontrer

Barbara (30 ans)

Passions :

Voyages, Sports, Découvrir de nouveaux espaces et nouvelles cultures.

Ce que j’ai envie de vivre ?

Des moments intenses, des rencontres inoubliables : une formidable aventure humaine à partager

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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 11:22

Réaliser une aventure humaine et sportive en traversant la chaîne himalayenne d’ouest en est en majeure partie à pied et en autonomie pendant un an. Créer un rapport de proximité avec la population et prendre le temps de vivre en harmonie, se laisser mener par le rythme des saisons, des émotions et des rencontres. Sensibiliser sur la condition de vie des femmes en Himalaya, partager un bout de leur vie, recueillir des témoignages de leur quotidien, mettre en avant leurs initiatives et actions locales et mettre toute la lumière sur ces femmes exceptionnelles à travers des portraits, écrits et filmés que nous publierons sur internet.

 

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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 13:48
Depuis toujours passionnée pour la montagne, j'ai entrepris un magnifique voyage au Népal en octobre 2006 qui m'a fait penser que je ne vivais pas les bonnes choses...
J'y étais allée pour la montagne (ascension de 2 sommets à + de 6000 mètres) et ce sont les gens des hauts villages qui m'ont le plus touchée. Ils ont des trésors de générosité, ce sont de véritables leçons de vie...

Envie d'une grande aventure sportive et humaine, alors pourquoi pas moi ? 

Je décide donc ce défi sportif et humain de repartir là-bas, pour 13 mois à partir du 15 mars 2008 pour y rencontrer les femmes, parce qu'en tant que femme j'ai envie de comprendre ce qu'elles vivent, de partager leur condition de vie souvent difficile, de participer à leur quotidien, de fêter les événements familiaux et religieux... Bref, de me laisser porter par le temps des saisons et des envies.

 


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Profil

  • PARLER D'ELLES
  • Femme
  • 14/04/1971
  • Voyages Sport Montagne femmes Alpinisme
  • Nous sommes 2 femmes, la trentaine et allons parcourir pendant un an l'Himalaya d'ouest et est, en autonomie et en majeure partie à pied. Notre objectif : mettre la lumière sur les associations et actions concernant la condition des femmes là bas

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