Portraits de femmes

Dimanche 1 février 2009

Hôpital de Lukla, fondation Nicole Niquille en collaboration avec la fondation Pasang Lhamu

 

« Selon les vœux de la défunte Pasang Lhamu et de Nicole Niquille, les accouchements ainsi que les frais qui y sont liés sont entièrement gratuits et pris en charge par l’hôpital » 

 

Nicole Niquille, son mari Marco Vuadens et leur « frère » Ang Gelu Sherpa, en collaboration avec la fondation Pasang Lhamu, sont les initiateurs de l’hôpital de Lukla, au pied de l’Everest. Celui-ci a accueilli ses premiers patients en avril 2005.

 



 

L’hôpital de Nicole Niquille et Pasang Lhamu a une consonnance particulière pour nous !

 

Pasang Lhamu, nous la connaissons bien car c’est cette femme qui est le fil conducteur de notre projet. Entièrement dévouée à la cause des femmes, elle est la première femme népalaise à avoir atteint le sommet de l’Everest en 1993. Elle n’est malheureusement jamais revenue de cette expédition, ayant été surprise par une tempête lors de la redescente. Son engagement était tel qu’elle a donné sa vie pour montrer à quel point le courage et la détermination des femmes pouvait égaler celui des hommes !

 

C’est lors de la traversée entre Chamonix-Zermatt en hiver 2007, une grand classique de ski de randonnée, que Maud entend parler de l’hôpital Nicole Niquille. Interpellée par les magnifiques photos de la vallée du Solukhumbu affichées dans le refuge de la cabane des dix, Maud fait sa première rencontre avec le voyage et le projet ! Évidemment, il nous fallait aller leur rendre visite sur place…

 

Depuis Katmandou, où nous organisons notre trek vers la vallée de l’Everest, nous apprenons que Nicole est rentrée en Suisse dans son auberge du lac de Tanay pour la haute saison. Elle nous propose néanmoins de visiter l’hôpital et d’y rencontrer l’équipe locale qui est autonome et reprend progressivement les responsabilités en  matière de suivi et de gestion.     

 

 



Pourquoi un hôpital au Népal ?

 

Nicole devient la première femme guide de haute montagne en Suisse en 1986, après deux ans de formation. Elle connaît parfaitement le Népal pour y avoir effectué une quinzaine de voyages et participé notamment à une expédition à l’Everest. Elle entretien avec ce pays et ses habitants des relations fortes et Ang Gelu Sherpa, le frère de Pasang Lhamu était cuisinier dans leur auberge en Suisse…

En 1994, un accident grave prive Nicole d’une partie de sa mobilité et sa vie prend un tout autre tournant. Passionnée par la montagne et ce pays qu’elle affectionne plus que tout, ils restent le fil conducteur de son existence.

En 2003, elle entreprend la construction de l’hôpital de Lukla avec l’aide de la fondation Pasang Lhamu qui reçoit ses premiers patients le 9 avril 2005.

 

 

Le constat de santé dans la vallée de l’Everest



 

Comme dans la majorité des villages reculés de haute montagne, extrêmement difficiles d’accès, la santé est un réel problème. Elle est souvent inexistante ou pratiquée par des chamanes (sorte de « sorciers ») ou des amchis (médecine traditionnelle à base de plantes) qui ont bien quelques bonnes pratiques mais pas toujours le remède adéquat… Ne parlons pas des conseils ou de prévention en matière de santé, d’hygiène et de contraception !!!

Le taux de mortalité infantile et maternelle au Népal est le troisième des plus élevés au monde. Pour 100.000 accouchements, 750 femmes décèdent et 5900 enfants meurent à la naissance ou durant leur première année d’existence.

Les conditions dans lesquelles les femmes accouchent à la maison sont plus que précaires et l’hygiène est inexistante. Le cordon ombilical est souvent coupé avec un morceau de bois et la plaie soignée avec de la bouse de Yack fraîche (souvent utilisée pour désinfecter les blessures) ou encore de la toile d’araignée… ?!

 

Lukla est un petit village situé à 2850 mètres, au pied de la vallée de l’Everest. C’est le point de départ pour tous les treks vers la vallée du Solukhumbu et il est relié à Katmandou par avion. Et oui, il existe ici un petit aéroport ! La situation de ce village en fait un terrain parfait pour l’hôpital car l’aéroport permet de transférer les malades par hélicoptère pour les cas d’urgences graves (6500 roupies environs).

 

 

La visite de l’hôpital



 

Nous montons sur les hauteurs de Lukla ce matin pour visiter l’hôpital et y rencontrer l’équipe locale. Il est encore tôt et les consultations ouvrent à partir de 9 heures et demi. Les deux médecins qui ont passé la nuit ici nous reçoivent avec un thé au lait pour la visite des locaux.

 

Sarita Shrestha et Ndaya Karki sont tous les deux médecins ici. Sarita est tout juste arrivée hier après une formation de médecin en Ukraine, tandis que Ndaya pratique ici depuis plus de sept mois. Ce sont 16 personnes qui travaillent ici entre les docteurs, nurses, Cook, réceptionniste, etc… L’hôpital ne prend les consultations que la journée, mais les deux médecins et une nurse se tiennent prêts à toute heure de la journée ou de la nuit pour un accouchement ou une urgence.

 

La visite des lieux nous surprend. L’hôpital est impeccable, flambant neuf et l’équipement semble n’avoir encore jamais servi…

 

Il existe de nombreuses salles dans l’hôpital : salle d’analyses, salle de médicaments, salle d’archives, salle de repos pour les hommes, salle de repos pour les femmes, bloc d’opérations 1, bloc d’opérations 2, salle de repos post-opératoire, salle d’anesthésie, salle d’accouchement, salle de préparation à l’accouchement, salle de repos après l’accouchement, salle de consultation, salle de planning familial, etc… Tant de salles et ce matin, tout est vide, aucun malade par ici ! C’est a priori très bon signe pour un hôpital !!!

 

 



A 9 heures, les premières patientes font déjà la queue pour les consultations… dans le couloir d’entrée ! Pourquoi n’y a-t-il pas de salle d’attente ici ? nous demandons-nous…

 

L’hôpital reçoit en moyenne 25 patients par jour et cela monte même à 40 patients en période touristique, car ils viennent nombreux pour reprendre un peu d’oxygène perdus dans ces hautes altitudes ! Les principales maladies traitées sont les problèmes d’altitude, les problèmes de digestion et dysenteries, les maladies du foie, les infections liées à des plaies mal soignées et les blessures de femmes battues. 

 

Un centre de vaccination a été créé en 2006 pour les maladies infantiles, la polio, la tuberculose, etc., et un planning familial a été mis en place.

Certains « camps » sont régulièrement organisés avec des médecins spécialisés ; pour les problèmes d’orthopédie et les nombreux problèmes ophtalmologiques.

 

L’hôpital et ses médecins travaillent aussi énormément sur la prévention et le conseil sanitaire en se rendant dans le village de Lukla et les villages alentours. Notamment concernant le suivi de la maternité et l’accouchement. L’hôpital réalise 5 à 6 accouchements par mois.

 

 

 

Une consultation coûte 50 roupies à un patient, médicaments compris. Selon les vœux de la défunte Pasang Lhamu et de Nicole Niquille, les accouchements ainsi que les frais qui y sont liés sont entièrement gratuits et pris en charge par l’hôpital.  

 

Comment les aider ?

 

- Encouragez les en envoyant un message ou en vous rendant sur place, pour une visite et pour un mal d’altitude ;-)))

- Envoyez-leur un don personnel à partir du site Internet,

- Apportez vos médicaments si vous vous rendez sur place. 

 

…En faisant PARLER D’ELLE tout simplement…

 

Comment les contacter ?

 

Contact à l’Hôpital de Lukla

Chaurikharka VDCcc

8, Lukla,

Solukhumbu

Tel : 977-038550119plnnhospital@gmail.com ou amepsherpa@yahoo.com

E.Mail : (Pasang Lhamu Sherpa, Assistante) :  

Site Web : www.lactanay.com/lukla

 

Contact a Katmandu

PO Box

2436, Katmandu

Népal

Tel : 977-1-437-0742

 

Nicole Niquille (en Suisse)

Fondation Nicole Niquille-Hôpital Lukla

Lac Tanay
CH-1896 Miex

Suisse

Tel : 41 (0)24 481 14 80
E. mail : lukla@niquille.ch

Site web : www.lactanay.com/lukla


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Dimanche 1 février 2009
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Dimanche 1 février 2009

Foundation for the solidarity and development of women


« A Katmandou, notre centre d’hébergement est un lieu sûr et accueillant pour toutes les femmes et les enfants qui ont survécu à la violence »



« Nous leur proposons des formations et du travail car le plus important pour ces femmes exclues est de pouvoir devenir autonomes financièrement et rapidement »


 

WF, c’est quoi ? 

La Women’s Foundation ou WF, est une organisation non gouvernementale créée en 1988 par un petit groupe de femmes concernées par la situation des femmes de leur pays, principalement au regard de la pauvreté dans les zones reculées et des violences conjugales, dont 80 à 90% des femmes Népalaises font encore l’objet aujourd’hui. La fondation vient en aide à ces femmes exclues, battues, violées, kidnappées, forcées à la prostitution ou à l’esclavage avec la mise en place de plusieurs programmes de prévention, d’éducation et d’assistance.   




 

Accueil

Nous avons rendez-vous avec Tara au siège de l’association de Katmandou à 10 heures 30 ce matin. Trois femmes sont déjà installées devant leurs ordinateurs et nous affirment que Tara ne viendra pas... La fondation ouvre aujourd’hui un nouveau centre d’hébergement pour les femmes en difficultés et elle a fort à faire pour en assurer le bon fonctionnement.

Autour du traditionnel thé au lait, et dans une ambiance plutôt sympathique et décontractée, les trois jeunes femmes nous expliquent qui elles sont et leur rôle dans l’association.  

Renu Sharma, la fondatrice, arrive en trombe, elle est “busy-busy”, dans dix minutes il y a un meeting sur la mise en place d’un nouveau programme de formation. A priori, nous tombons mal aujourd’hui !

Aussitôt, c’est Pratikchha, la petite dernière arrivée au siège avec le poste de coordinatrice, qui est chargée de nous faire faire la visite avec les explications. Nous voici embarquées pour 20 minutes de taxi pour découvrir quelques uns des sites et programmes de WF, temps que Pratikchha met à profit pour nous faire un petit topo sur la fondation.


 

Introduction

Ce sont environ 20 personnes qui travaillent au siège de Katmandou (juristes, coordinateurs, financiers, etc...), mais la fondation a aussi des actions sur 9 autres districts que celui de Katmandou et ce ne sont pas loin de 3000 membres et volontaires qui y travaillent toute l’année.

Les objectifs de la fondation sont les suivants :

-       Sensibiliser la population sur l’égalité entre les sexes et promulguer de nouvelles lois pour permettre aux femmes d’avoir les mêmes accès et droits aux décisions, notamment par le biais de représentations féminines au gouvernement.

-       Donner des formations et conseils en matière de droits humains, d’égalité des sexes, d’embauche des femmes, de santé, de contraception...

-       Proposer une assistance aux femmes et enfants victimes de la violence : suivi légal et juridique, centre d’hébergement et centre médical.

-       Accompagner les femmes dans leur développement via des formations et un centre de production pour les rendre autonomes.

 

La fondation est financée grâce à des sponsors (comme UNIFEL par ex.) et aidée par des donations individuelles ou d’entreprises sans lesquelles elle ne pourrait atteindre ses objectifs.  


 

Les programmes de la fondation

Ces objectifs sont atteints par la mise en place de plusieurs programmes tres concrets (13 programmes en tout) suivis par tous les membres de la fondation.


 

1-     Assistance légale, éducation et sensibilisation en matière de droits humains

Il s’agit de conseils gratuits pour les femmes qui sont harassées ou torturées par leur mari, leur famille ou la société. Depuis 1988, ce sont plusieurs milliers de femmes et jeunes filles à qui l’association a donné son assistance. Elle met également en place des modules d’éducation pour sensibiliser les femmes sur leurs droits car souvent elles ne savent même pas que la violence conjugale est réprimée.


 

2-     Centre d’hébergement pour les femmes

Le centre d’hébergement, créé en 1995 à Katmandou, accueille toutes les femmes et les enfants qui ont survécu à la violence. La fondation leur propose l’hébergement, les repas, l’aide médicale et légale mais leur propose aussi une cellule de suivi psychologique et des formations pratiques pour se réinsérer dans la vie, ainsi que la scolarité pour leurs enfants. Le centre a une capacité d’accueil de 200 femmes et a déjà proposé son aide à plus de 1000 femmes depuis son ouverture. Aujourd’hui, les 62 femmes et enfants du centre vont inaugurer le nouveau local qui devrait leur procurer davantage de confort et de proximité pour un meilleur suivi.


  

3-     Groupes de travail sur l’égalité des sexes

En tant que fondation pour les droits de la femme, ils organisent des séminaires, groupes de travail, théâtre de rue sur le thème des droits humains, afin de sensibiliser la population mais surtout en vue de faire avancer les choses en matière de protection des femmes au Népal. « Certaines lois sont encore intolérables ! » nous dit Pratikchha. Nous luttons contre cela pour faire évoluer les mentalités, le gouvernement et faire changer certaines lois. 

 

4-     Abus d’autorité de la société

La fondation montre du doigt certains abus encore trop fréquents liés à de vieilles pratiques sociétales inacceptables. La pire des atrocités étant « la chasse aux sorcières » ; cela commence par des accusations sans fondement, puis s’en suivent toute une série de violences et de tortures qui se terminent souvent par la mort de ces femmes qui n’ont pas eu le droit à la parole. La fondation travaille aussi sur d’autres crimes intolérables comme le harcèlement des femmes veuves ou divorcées, les violences liées aux castes, la domination des riches sur les pauvres, le mariage forcé et en particulier celui des enfants, le harcèlement de la belle famille sur les jeunes mariées, quelques fois le meurtre, la polygamie, le viol, la prostitution ou l'esclavage forcés...


 

5-     Formation

WF propose différents types de formation aux femmes pour les aider à se réinsérer, comme par exemple le suivi des comptes, le management, les conseils… Le plus important des programmes étant l’apprentissage de l’artisanat local qui leur permet de gagner rapidement une réelle indépendance financière et surtout un statut de femme indépendante !


 

6-     Clinique médicale

Dans la périphérie de Katmandou, l’agence a créé un petit complexe médical avec une clinique et une pharmacie. Les consultations sont gratuites et tous les jours deux docteurs, un homme et une femme, viennent pour les visites de la journée. Environ 15 à 20 personnes par jour. Ce sont souvent des femmes battues qui se rendent ici pour les soins. Les docteurs en profitent pour leur parler de la fondation et de ses objectifs et les sensibilisent à leurs droits de femmes.  



7-     Pharmacie

La pharmacie, dans l’enceinte médicale, est tenue par Shanta depuis 6 ans. Les médicaments sont délivrés gratuitement.  



 


8-    
Activités d’éducation (OSP : Out of Shool children Programs)

Une école a été créée pour les enfants qui n’ont pas la chance d’avoir accès à la scolarité, payante au Népal, et souvent inaccessible pour les familles pauvres.

C’est Radha, la principale de l’école, qui nous y accueille et nous montre fièrement le travail qu’elle réalise avec ces enfants en bas âge. C’est une femme passionnée par son métier et totalement engagée dans son rôle d’éducatrice. Elle aime les enfants par-dessus tout. « Les mamans savent bien que leurs pitchounes se sentiront ici comme dans la famille et grandiront avec de belles images dans leurs petites têtes ».


 

9-     Programmes scolaires

L’éducation est un réel problème dans le pays. Seulement 53% de la population népalaise sait lire et écrire, et, sur la population des femmes, c’est 70% d’entre-elles qui sont illettrées. La fondation propose donc aux jeunes filles un cursus de formation et, à ce jour, a permis à 30 d’entre-elles de poursuivre des études supérieures à l’université.





 

10-  Maheela Dhaka Industry

Il s’agit d’une coopérative créée en 2004 et qui emploie 200 femmes pour fabriquer des écharpes en Pashmina, exportées partout dans le monde. Cela permet la réinsertion des femmes par le travail et la formation artisanale. Elles gagnent ici un bon salaire et retrouvent une vie sociale. C’est ce à quoi Harka déploie toute son énergie tous les jours.






 

La fondation travaille aussi d’autres programmes :

11-  Programmes d’économies et de revenus

12-  Fermes organiques

13-  Support d’urgence

 

Comment les aider ?

 

-       Encouragez-les en leur envoyant un message ou en allant sur place les rencontrer et voir les actions qu’elles mènent ;

-       Faites un don à l’association via le site Internet ;

 

En faisant « PARLER D’ELLES » tout simplement…

 

Comment les contacter ?

 

The Women’s Foundation

GPO box 8669

Katmandou

NEPAL

Tel : 977-1-4423257

Fax : 977-1-4443470

E.Mail : tara@tara.wlink.com.np

E.Mail : womens_foundation@hotmail.com

Site : www.womenfoundation.org

 


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Mardi 23 décembre 2008

“ Je fais le meilleur Appel Crumble de tous les Annapurnas !!!”

“Come as a guest, leave as a friend.”

 


 

Marpha est un très joli et typique village du bas Mustang sur le début du tour des Annapurnas (ou sur la fin, selon le sens où on le fait ;-)))

 

 

Nous flânons dans les ruelles en profitant du charme authentique de ses maisons tout en hauteur, enchevêtrées les unes aux autres et laissant apparaître, deci, delà, de magnifiques patios. Dans l’obscurité des petites fenêtres perchées, nous apercevons à mi-ombre, les visages curieux des habitants qui nous observent cachés.

 

 

Notre attention se porte sur la cour intérieure d’une des maisons, que la lumière douce de la fin de journée met irrésistiblement en valeur. Il règne ici une atmosphère calme et paisible ; une invitation !!!

L’endroit est fleuri et les tables décorées avec goût. Un croisillon d’origine en bois sculpté surplombe la cour et le vent léger fait tournoyer le vieux moulin à prières pour en sortir quelques notes de musique douce.

 



Une jeune femme nous y accueille dans un anglais parfait, nous proposant de nous asseoir prendre un thé dans le joli patio. Il s’agit de Saci Hirachan, une jeune népalaise de 25 ans qui nous raconte son histoire…

 

Elle a grandi dans un petit village des Annapurnas au sein d’une famille modeste et, comme souvent pour les femmes au Népal, elle n’a pas eu la chance de faire des études. Elle arrête l’école très jeune et suit les traces de sa maman ; la vie aux champs et la cuisine ! Elle est une jeune femme dynamique et positive et la cuisine  ça lui plaît !!! A la maison, elle s’amuse à agrémenter le traditionnel dhal bat à “sa façon”. Elle a des idées, elle aime la vie et aime bien manger. Elle est bien décidée à avoir son propre restaurant mais, sans moyens financiers, il faut du temps et de l’énergie !

 

Pour démarrer, elle travaille dans un restaurant où elle apprend la cuisine occidentale. Une fois les petits plats servis, elle passe ses soirées à écouter les touristes raconter leurs histoires de voyage. C’est ainsi qu’elle apprend l’anglais, à force de persévérance.

 

Son beau père décide de faire confiance à Saci et lui confie sa maison à Marpha pour en faire son restaurant. Une aubaine incroyable, car Marpha est un village sur le classique tour des Annapurnas où passent de nombreux trekkers affamés !!!

“J’ai ouvert il y a deux ans et les touristes ont aimé ma cuisine et mon accueil, et depuis, ça marche bien. Je fais le meilleur apple crumble de toute la place ! nous dit-elle. Évidemment, si elle nous le dit, c’est bien, mais le tester, c’est mieux… C’est ce que nous avons fait, bien évidemment. Et elle avait raison, il est excellent !!!

 

Son restaurant, le “Marpha restaurant” propose une carte variée de bons petits plats et l’amour qu’elle déploie pour sa cuisine commence à se faire connaître. Un livre d’or des passants en témoigne, ainsi que les mots des touristes gourmands laissés sur la façade de sa boutique.

 



Saci est comme une maman pour nous ici… une jeune maman de 25 ans qui prend soin de vous et s’assure que vous vous sentiez bien chez elle et surtout que vous mangiez à votre faim ; “Aama Saci” (maman Saci) comme on dit ici !!!

 

Les revenus du restaurant lui ont aussi permis d’aider et “d’adopter” deux petites filles sans famille, afin de les sortir de la pauvreté et de leur donner la chance de recevoir une éducation. Chose encore très rare dans ces villages isolés de la montagne.

 

Saci n’est certes pas un membre actif d’une action féministe, mais elle est un exemple parfait de réussite et de volonté qui nous ont donné envie de lui rendre hommage en “parlant d’elle”

 

Pour l’aider

 

  • Aidez nous à la faire paraître dans les “bonnes adresses” de revues de voyageurs ;
  • Allez manger son "apple crumble" mais aussi tous les autres excellents plats de sa carte lors de votre circuit sur le tour des Annapurnas ;
  • Permettez-lui d’ouvrir une "guest house" car la concurrence sur le tour des Annapurnas est rude et, sans hébergement, il est impossible de toucher une partie des touristes (obligation de manger à l’endroit où l'on dort) !

 

 

En faisant PARLER D’ELLE tout simplement !!!!!!!!!!!!!!

Pour la contacter

Restaurant de Saci Hirachan

“MARPHA RESTAURANT”

Sur la route principale de Marpha (village juste à côté de Jomson)

Tour des Annapurnas

 

NB ; Facile à repérer sur place avec les affiches des touristes sur la façade !

 


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Mercredi 10 décembre 2008

Amas Somuha, Shita and Debi Pun.

“The village had so many changes… I am so Happy !!!”.




Petit historique et objectifs

 

Mother’s group (Amas Somuha) est une association qui regroupe des femmes désirant participer et échanger sur la vie de leur village. L’objectif est de créer une synergie entre les villageois en travaillant ensemble pour développer le village, l’entretenir et responsabiliser la population.

L’association se concentre avant tout sur les femmes et permet de soulever des problèmes féminins personnels comme l’hygiène, la maternité et la vie de couple. Une organisation japonaise serait à l’origine du projet il y a plus de 20 ans, mais l’ACAP ( Annapurnas Conservation Area Project) a vite pris le relais et soutient aujourd’hui totalement les différents groupes dans la région des Annapurnas.

 

Nous avons ainsi pu rencontrer un de ses membres et la fondatrice de Amas Somuha au village de Ghorepani…

 

Accueil au village

 

C’est autour d’un café à Birethanti, à l’entrée du Parc National des Annapurnas, accompagnées de la femme qui contrôle les permis, que nous apprenons l’existence du Mother’s Group. Très enthousiaste et intéressée par notre projet et la condition des femmes, elle nous conseille de nous rendre à Ghorepani, pour rencontrer Debi Pun, membre du groupe.




Une fois sur les lieux, nous faisons la connaissance de Debi au sein même de son hôtel, le “Snow View guest house”. Très timide et réservée, elle demande l’aide de son mari qui parle un peu anglais… Mais malgré ses efforts nous avons du mal à  recueillir des informations, mais comprenons tout de même que les femmes sont très motivées par le projet et sont à l’origine de beaucoup de travaux dans le village. Nous
restons tout de même sur notre faim et avons du mal à comprendre le réel intérêt et le ressenti de toutes ces femmes lorsqu’elles se réunissent pour nettoyer le bord des routes...




Heureusement la fondatrice est à deux minutes de là, dans un autre hôtel… Debi nous y amène avec enchantement et lorsque nous rencontrons Shita Pun, c’est une autre histoire !

Pleine de vie, elle respire la joie de vivre et c’est avec fierté qu’elle répond à nos questions.

 

Le contexte

 

Crée en 1991, il y a 42 femmes membres à ce jour, une pour chaque maison du village. Selon Shita “Tellement de choses ont changé !!!” et son mari à ses côtés le confirme. Tous deux sont sur la même longueur d’ondes, chacun leur tour ils nous expliquent que lorsque des problèmes surviennent dans le village (vols, violences conjugales, glissements de terrains), les chefs du village et les membres de Mother’s group, prennent ensemble les décisions à suivre. Tous le monde est responsabilisé et les femmes sont écoutées… Car aujourd’hui elles peuvent prendre des initiatives et ont un rôle très important dans la survie du village. Comment Shita vit ce changement ? “J'aime retrouver les autres femmes, me sentir utile et aider mon village à se développer…Je suis tellement heureuse !!!”

Et cela se voit sur ses sourires et s’entend à ses grands rires, elle est pleine de dynamisme et grâce à elle, d’autres femmes peuvent aussi se lancer dans l’aventure. Nous finissons cette belle rencontre autour d’une tasse de thé gracieusement offerte, une petite séance photos et de retour à l’hôtel, Debi nous ouvre les portes du musée qu’elles ont entièrement aménagé.



 
 

Que font-elles ?

 

Soutenues par l’ACAP, la majorité des activités portent sur la conservation du village et de l’environnement, les femmes et la mise en valeur de leur place dans le village.
 

Elles participent :

 

  • aux prises de décisions et se réunissent avec le comité local, le premier jour de chaque mois ;
  • à la conservation de l’environnement en nettoyant régulièrement les bords des chemins, ainsi qu'à la conservation de la culture locale en organisant des danses traditionnelles pour les touristes. Cela permet également de récolter des fonds pour subvenir aux coûts des travaux lors de glissements de terrains ou lorsque des investissements sont nécessaires pour améliorer la qualité de vie au village ;
  • à l’émancipation des femmes en se réunissant pour échanger et donner des conseils sur la santé, le droit des femmes et les relations conjuguales.


 



Autres initiatives

 

Tout au long du trek des Annapurnas, on peut voir les initiatives des “Amas Somuha” si on y prête un peu attention : lodges, musées, bibliothèques, ramassage des déchets, pommes séchées, jus de fruits, etc…

 

C’est le cas à Jarkhot, où Detchin Angmo est à l’origine du projet des jus de fruits d’argousiers, petites baies rouges qui poussent sur les hauts plateaux Himalayens. Les baies sont récoltées en août, puis pressées et conservées et ce sont toutes les 55 femmes du village qui s’y collent dans une atmosphère sympathique et légère.

 

Cet excellent jus de fruit est aussi très énergétique ; une bonne aubaine pour nous, les marcheurs, de financer le groupe et de prendre des forces pour le prochain col à 5416 mètres qui nous attend ! L’argent des jus de fruits de Jarkhot - 300 roupies quand même pour la grande bouteille - est réinvesti par les Amas Somuhas pour l’entretien et la solidarité dans le village.





Quels résultats ?

 

Au delà du fait que le village est entretenu et préservé, et que l’harmonie réside dans la communauté, le Mother’s Group permet aux femmes de s’émanciper et de prendre confiance en elles. Depuis que leurs activités sont devenues indispensables pour le développement du village, leur place et leur statut sont enfin valorisés. En résultat cela leur donne une légitimité pour prendre part aux décisions : elles sont écoutées et respectées. Aujourd’hui ces femmes ont une force de liberté ce qui leur permet de s’épanouir totalement.

Ce que nous avons pu retenir de Shita et Debi Pun, c’est leur bien être et leur joie de vivre… Et de toute évidence, le fait d’avoir pu prendre leur vie en main leur promet un meilleur avenir.

 


Comment les aider ?

 

  • Venez dans les villages voir les danses et découvrir les traditions locales ;
  • Participez aux opérations mensuelles de nettoyage des déchets ;
  • Visitez le musée local ou les bibliothèques mises à la disposition des touristes ;
  • Consommez le produit de leurs initiatives (pommes séchées, jus de fruit d’agousier…) ;
  • Utilisez leurs services de facilité : lodges, Internet… Et oui, il y a Internet dans certains villages du tour !!!
  • Et faites un don pour qu’elles puissent poursuivre leurs actions.


   Et faites parlez d’elles, tout simplement !!!!!!!

 

  Pour les contacter : il faut venir sur place !!!

 


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Mercredi 10 décembre 2008

WSDP : “Women’s Skill Development Project”

Je suis une femme, ce que je sais faire, j’ai voulu le mettre au profit de ces femmes pour les aider à reprendre confiance en elles et leur prouver qu’elles sont toutes capables de faire quelque chose !”


 


WSDP, C’est quoi ???

WSDP est une ONG créée en 1975 à l’initiative de Ramkali Khadka à l’occasion de l’année des femmes. Le but de l’association est de former les femmes à l’artisanat et de leur permettre de devenir autonomes pour former, produire et proposer les produits du label “WSDP” dans leur propre district. L’association est également garante de la très bonne qualité de l’artisanat proposé dans les différentes branches.

 

Accueil

Rendez-vous à 17 heures avec Ramkali, fondatrice de l’ONG, au centre de formation de Pokhara.

A notre arrivée, les femmes du centre s’activent dans la bonne humeur pour les dernières tâches de la journée : rangement des machines à tisser, nettoyage des bassins de coloration, rassemblement des ballots de coton, et… on ferme le show room à clé ; la journée est finie !!! à demain.

 

Les photos sont donc reprises directement du site de WSDP (Il fait nuit, plus d’électricité et flash en panne ;-)))

 

Dommage pour nous car nous ne les verrons pas à l’oeuvre…

 



Ramkali prend le temps de nous présenter le projet qu’elle a mis en place et nous fait rencontrer plusieurs formatrices directement à domicile, afin de se rendre compte de l’impact du projet sur leur vie. Son anglais approximatif ne nous empêche pas de comprendre la fierté et l’énergie qu’elle déploie pour faire vivre et développer son activité.

 

Contexte ?

L’artisanat local fait partie de la vie de Ramkala qui l’a appris de sa mère et de sa grand-mère. En tant que femme, et sensible à la condition difficile des femmes au Népal, elle décide de créer un centre de réinsertion, exclusivement réservé aux femmes ayant eu un parcours difficile : les femmes handicapées, isolées, veuves, abusées ou issues de milieux ruraux très pauvres.

 

“Ces femmes n’ont pas choisi cette vie difficile et sont souvent exclues de leur village et même de leur propre famille…, elles vivent, recluses de la société avec presque rien pour manger et pour vivre. On ne peut pas rester indifférent à cela ! Je suis une femme, ce que je sais faire, j’ai voulu le mettre au profit de ces femmes, pour les aider à reprendre confiance en elles et leur prouver qu’elles sont toutes capables de faire quelque chose !”

 



Comment ça marche ?

WSDP forme les femmes défavorisées de Pokhara et des villages voisins à l’artisanat local. Les formations durent entre 2 semaines et 3 mois selon les femmes. A l’issue de la formation, les femmes sont autonomes pour créer et développer une partie du processus : coupe, teinture, "design", tissage, montage…

 

Elles le font dans leur propre district ou même au sein de leur maison, ce qui leur permet de concilier habilement vie de famille et travail. Pour celles qui le souhaitent, il est possible d’intégrer le centre de formation de Pokhara qui leur propose un service d’hébergement.

 

Nous avons rencontré Indracda et Zumaya, formatrices depuis plus de 5 ans à Pokhara, à leur domicile. Indracda ne peut plus utiliser son bras droit et Zumaya a la jambe gauche atrophiée. Toutes les deux mises à l’écart par leurs familles, elles avaient à peine de quoi manger. La formation leur a donné l’espoir et une grande joie de vivre. Aujourd’hui, elles sont soeurs d’adoption, “didi, bohini”, comme on dit ici !

 

Les produits

WSDP offre une grande variété de produits de haute qualité, 100% coton et avec des procédés de fabrication respectant les normes environnementales. Elle est membre de Fair Trade Group (FTG) et de International Fair Trade Association (IFAT), ce qui donne une excellente garantie sur la qualité des produits.

 

Elles proposent principalement des sacs de tous les styles, toutes les tailles et toutes les couleurs, mais aussi des tapis, des couvertures, des poupées et des objets de décoration pour Noël.



 

Quels résultats ?

L’association, qui compte aujourd’hui 16 professeurs dans le centre de Pokhara, a formé depuis sa création plus de 250 femmes à la réalisation de ces produits.

 

Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 188.675 USD en 2008, et le bénéfice qu’elle réalise est principalement réinvesti dans la formation, avec le projet d’ouvrir d’autres centres au Népal.

 

Un message pour les autres femmes ?

“Les femmes doivent reprendre confiance en elles, peu importe leur origine ou leur handicap, elles sont importantes !”

“Les plus riches peuvent les aider en leur donnant accès à la santé et à l’éducation. C’est simple, il faut le faire !”

 

Comment les aider ?

  • Allez visiter le centre de formation à Pokhara pour voir les femmes en action et les encourager ;
  • Achetez leurs produits. Soyez vigilants à la copie des produits - très fréquente à Pokhara - et qui pose de gros problèmes d’éthique (contrôle du label). Pour plus de garantie, achetez les produits directement au centre.

 



 

Faites parlez d’elles tout simplement !!!!!!!!!!!

 

 

Pour les contacter ;

Women’s Skills Development Project

Mrs Ramkali Khadka

Srijana Chowk, Pokhara, Nepal

Phone :  00977 61 520393 

E.mail : wsdpftg@fewanet.com.np

Web site : www.wsdp.org.np

 


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Mercredi 10 décembre 2008

EWN : Empowering Women of Nepal

 “Women do not need sympathy, they need education and opportunity”



 

EWN, C’est quoi ???

“Empowering Women of Nepal” est une association créée en 1999 par 3 soeurs : Lucky, Dicky et Nicky Chhetri. Leur but principal est d’améliorer la condition de vie des femmes au Népal, principalement en formant des femmes guides mais aussi en les accompagnant autour de toutes les activités touristiques (éducation, environnement, culture, échanges internationaux,..). L’association fonctionne en partenariat avec leur agence de trekking, qui permet, outre de les faire connaître et de proposer un service sur mesure aux touristes, de financer la majeure partie de leurs actions.

 

 

Accueil chez les trois soeurs…

Pokhara, 284 Khahare street, un portail qui grince, une grande maison fleurie, une vieille dame sur un banc file la laine, une petite pancarte affiche “EWN”... “les 3 soeurs, c’est bien ici ???”, “Oui”, nous répond la maman, sur un ton assez fier...

 

 

C’est Lucky, la fondatrice, qui nous reçoit au siège de l’association, sa maison. La pièce est aménagée pour l’occasion avec de nombreuses affiches, un ordinateur, une imprimante, et, parce que nous sommes entre femmes, un petit coin cosy qui permet d’accueillir les visiteurs autour d’un thé au lait...

 



 

Contexte ?

Lucky, Dicky et Nicky sont trois soeurs, “didi, bohini” (grande soeur, petite soeur), comme on dit ici !!! Elles sont avant tout trois femmes, passionnées de montagne et surtout sensibles à la condition des femmes au Népal. “Nous avons eu la chance que n’ont pas toutes les femmes au Népal, celle d’avoir de l’éducation !”.

De l’éducation, le choix de faire ce qu’elles ont voulu de leur vie, mais surtout la force et la persérvérance de mener leurs projets à bout dans un monde parsemé d’embûches !!!

 

 

Avec des parents gérants d’une ghest house, les 3 soeurs ont baigné dans le monde du tourisme depuis leur plus tendre enfance. Lucky suit une formation de guide et, face aux difficultés qu’elle rencontre en tant que femme dans ce monde de la montagne, typiquement masculin, décide d’entreprendre un projet autour du trekking, mais par des femmes !!! 

 

En 1993, Lucky et ses soeurs initient le projet avec l’ouverture d’une guest house et, en 1998, elles créent l’agence de trekking “3 sisters adventure trekking” avec une équipe exclusivement féminine.

 

Cela permet aux femmes d’avoir une formation et ainsi de gagner une autonomie financière mais surtout un statut qui les sorte de celui de “housewife”, si commun au Népal. La vie des femmes est si rude ici, le mariage est souvent arrangé et avec des enfants, de préférence nombreux, il est impossible de poursuivre des études. Ce qui les attend, c’est la vie aux champs et à la maison pour préparer le dal bhat a toute la petite famille. Les jeunes filles ne voient du monde que ce qu’on veut bien leur montrer : le trajet entre la maison et l’école...

Lorsqu’on est une femme, on grandit avec l’idée perpetuelle que nous sommes inférieures, et ca vous colle à la peau pour toute une vie…” nous dit Lucky.

 

 

“Le tourisme est un excellent moyen pour se développer et s’épanouir en tant que femme. Toutes les femmes ont la capacité de devenir guide ou de travailler dans le tourisme, il suffit de leur en donner l’opportunité et les moyens, ce que nous avons fait”.

 

 

Cette idée, d’abord très mal acceptée dans leur entourage, a suivi son chemin, et en 1999, elles créent l’association non gouvernementale “EWN” ; Empowering Women of Nepal.

 


 


Que font-elles ?

Devant le succès de leur première initiative de former des femmes guides et porteurs, l’association EWN a étendu ses actions autour d’autres axes de développement pour les femmes à travers le tourisme :

-          Formation à l’aide d’urgence ;

-          Accompagnement sur l’animation de groupe ;

-          Responsabilisation à l’environnement ;

-          Prévention sur les conditions d’hygiène et de santé ;

-          Formation d’anglais ;

-          Notions d’histoire/géographie et de culture/religion ;

-          Sensibilisation au tourisme responsable.

 

Elles entreprennent également des actions importantes qui touchent aux droits de l’enfant et de la femme pour éviter, par exemple, le travail des mineurs.

 

Comment ça marche ?

Les 3 soeurs se déplacent régulièrement dans les villages de la région ouest Népalais pour sensibiliser les femmes à leur action et leur proposer ces formations. Ce sont en général les jeunes femmes (entre 16 et 35 ans) qui sont la cible, car il est difficile de toucher les femmes mariées avec une famille à charge. Les formations se déroulent en deux temps : une formation théorique de 6 mois de cours suivie d'une application sur le terrain. Les formations sont données avec l’idée de préserver la culture et les traditions.

 

Par exemple, EWN a organisé dernièrement un trek entre Jumla et Rara lake (dans l’ouest népalais) avec des bénévoles canadiennes venues former les femmes népalaises sur place. Il n’y avait pas uniquement des guides, mais aussi des reporters, des photographes… Cela permet de profiter des expériences de chacun mais surtout cela représente un échange culturel très riche et tout le monde en sort grandi.

 

Une formation coûte environs 500 USD par an et par personne et les coûts sont totalement pris en charge par l’association. Les financements de l’association proviennent principalement des revenus de leur agence de trek qui fonctionne très bien aujourd’hui en proposant aux trekkers un service sur-mesure, toujours “au féminin”… 

 

Quels résultats ?

Les trois soeurs comptent à ce jour une équipe de 80 femmes et ont déjà formé 454 femmes guides depuis 1999. Nous avons rencontré Bhima Sentury, guide pour les 3 soeurs, sur le trek des Annapurnas. Elle est radicale, cette formation lui a offert quelque chose qui n’a pas de prix : la liberté !!!

I feel I have been let out of my prison. For the first time in my life, I have the freedom to live how I choose.” Exprime une autre femme guide formée.



 

Les trekkers, eux-aussi apprécient cet échange culturel et préfèrent opter pour cette formule, car voyager, est devenu un geste “responsable”. L’agence permet d’améliorer la condition des femmes et d’en voir immédiatement les bénéfices pendant le trek. Une formule rassurante quand on dépense une grosse somme pour un trekking. Ainsi, on voyage pendant plusieurs semaines avec une équipe de femmes porteurs, guides ou cook. Cela permet de vivre une expérience incroyable, au coeur de la population locale et d’échanger tous les jours sur nos différents modes de vie, nos religions et nos cultures.  

“Thanks to our guide we came into contact with local women, with whom you normally are not able to comunícate with as a foreigner”. Exprime un trekker.

 

Les 3 soeurs ont acquis une bonne renommée et les nombreux prix qu’elles ont obtenus leur permettent d’être sur le devant de la place en matière de trek sur Pokhara. “Avec une équipe de femmes, on se doit d’être encore meilleures que n’importe qu’elle agence, car on est attendues au tournant...” Nos guides femmes sont de vraies pros !!!

 

Et, pour la suite ?

Les 3 soeurs ont prévu un centre de formation qui propose différents domaines d’activités. Cela permettrait aux femmes de pouvoir choisir... CHOISIR !!!

Souvent, elles n’ont aucune idée de ce qu’elles pourraient faire de leur vie, elles la subissent et n’ont que très rarement le choix !

Cet endroit leur permettrait de découvrir plusieurs domaines et de pouvoir choisir de faire ce qu’elles aiment, ce qu’elles veulent de leur vie”.

 

Un message pour les autres femmes ?

 “J’aime changer les femmes, les pousser et leur prouver qu’elles peuvent aller de l’avant”. “GO FURTHER”...

Elles sont souvent effrayées par ce que la société leur impose mais la société est un concept global et elle peut les aider à avancer aussi !

 

Comment les aider ?

  • Go for a trek ! Organisez votre trek au Népal avec l’agence 3 Sisters Adventure Trekking, un bon moyen pour échanger avec les femmes locales et découvrir un pays fabuleux, mais surtout financer la formation d’autres femmes
  • Faites un don à l’association EWN qui a besoin d’aides externes pour les prochains projets de développement ;
  • Elles ont besoin de volontaires pour les aider dans les formations (cours d’anglais, guides, photographes..).

 

 

Faites parler d’elles tout simplement !!!!!!!!!!!

 

 

Pour les contacter ;

3 sisters adventure trekking

Empowering Women of Nepal (EWN)

Post box 284

Pokhara-6

Lakeside, Khahare

Phone ; 977 61 462066 / 462231

Email ; trek@sistersadventure.com

Email ; ewn@sistersadventure.com

Web site ; www.3sistersadventure.com/ewn

 

 


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Vendredi 1 août 2008
A venir tres prochainement le portrait de Marie qui travaille pour l'association du Geres et aide les femmes de la vallee a devenir plus autonomes et reconnues grace a leur production locale et un tourisme responsable.


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Jeudi 31 juillet 2008

Elles courent, elles chuchotent et rigolent, leurs yeux pétillent et leur timidité disparaît pour laisser place aux multiples questions une fois l’instituteur parti…Ce n’est pas un pensionnat, mais une nonnerie. La “Chomo Gompa” de Lingshed, dans le village du même nom, dans la vallée qui délimite le Zanskar du Ladakh…



 

La Gompa regroupe une vingtaine de nonnes de 10 à 40 ans, n’ayant pas d’acte de naissance, nous dirons légèrement plus…Les aînées accompagnent et éduquent les plus jeunes qui, toutes nouvelles, sont soit en retrait comme Dolma, soit des chipies comme Angmo !

 

Espiègles et joueuses, c’est quand même du sérieux, et le programme le prouve.


A tour de rôle deux nonnes organisent la journée…“Bang, bang”, le tambour annonce le réveil à 5 heures 50, petite douche, puis à 6 heures c’est la Puja (prière), les voix s’élèvent en coeur dans la salle pas si remplie que ça... Des filles dormiraient-elles encore ???

6 heures 30, petit-déjeuner, les petits bols en bois débordent de tsampa (farine d’orge grillé), qui mélangée au thé au beurre salé devient une pâte que les nonnes dégustent avec avidité jusqu’à s’en lécher les doigts !

Puis, temps libre pour méditer, étudier jusqu’à 10 heures ou, après un peu de thé et de tsampa, les cours commencent. Jusqu’à 13 heures c’est hindi, anglais et mathématiques. Puis repas de 13 à 14 heures et  retour en classe pour deux heures d’enseignement bouddhique, goûter avec devinez quoi … tsampa et thé salé, puis temps libre jusqu’au repas du soir à 20 heures, et dodo !

Pour les repas, pas de surprise, midi et soir c’est pareil : riz-lentilles, le plus fade du monde, et le soir tukpa, soupe locale composée de pain et de légumes, bien sûr tout ça agrémenté de thé au beurre salé !

Enfin, les “temps morts” sont généralement comblés par le travail aux champs, la  lessive du linge, les réparations et les visites au village, surtout faites le Dimanche, elles ne sont autorisées qu’une semaine sur deux.

 

 


Malgré les contraintes et la vie routinière, elles nous ont témoigné dès notre arrivée le jour du 6ème anniversaire de la nonnerie, une énergie débordante, une spontanéité touchante, et entre douceur et force, la conviction qu’être nonnes est ce qui pouvait leur arriver de mieux. “C’est une chance pour nous d’être ici, car nous pouvons suivre des cours” nous disent-elles.

Elles ont une terrible soif d’apprendre, qui semble même être le seul but de leur existence ; apprendre et transmettre. C’est pourquoi notre présence et nos échanges sont aussi pour elles un moyen de voir et de s’interroger sur le monde. Savent-elles vraiment comment l’on vit en Europe, et même en Inde ou au Tibet ? Leur éducation reste limitée et, à notre grand étonnement, quand Barbara leur demande où se trouve l’Inde sur une carte du monde, elles seront incapables de le montrer, et encore moins la France !!! C’est que l’Histoire et la Géographie ne font pas partie du programme…


 


Tous les jours la même histoire pour ces femmes aux allures de garçons, crâne rasé, bijoux, chants et danses interdits, la féminité réduite au maximum, si ce n’est leur voix on pourrait les confondre avec des moines.

Alors quels avantages pour ces “femmes” ? En Europe, cette vie monastique serait jugée difficile, mais ici le contexte est différent… Comme dans de nombreux pays du Sud, les traditions régissent le système social ; à moins d’être riche ou de vivre dans une grande ville, rares sont celles qui peuvent réellement décider de leur avenir. Au Ladakh, l’aînée de la famille devra se marier, avoir des enfants - six est une bonne moyenne -, s’occuper de la maison et travailler aux champs. Même si l’école publique est autant accessible pour les filles que pour les garçons, l’enseignement scolaire s’arrête là où la tradition familiale commence. La seconde sera nonne, et la troisième “l’esclave” de la famille qui s’occupera de ses parents vieillissants ; et pour les garçons même topo !

Tradition rurale qui permet aussi de réguler les propriétés et les relations sociales.


 


Alors pour les nonnes de Lingshed il n’y a pas de doutes, même si elles ne pourront jamais avoir d’enfants, “ce n’est pas grave, j’ai mes nièces et mes neveux, je préfère la vie de nonne, être marié c’est trop difficile !”, dit Tashi avec le sourire.
Pour Lobsang, être nonne est une certitude et un engagement : “je suis très heureuse et je pense qu’il faut être totalement dévouée aux principes pour l’être vraiment.”. Certainement la plus rigolote et extravertie du groupe, elle est très timide mais peut aussi être très dure envers les nonnes ou les lamas qui décident de se tourner vers une vie matrimoniale. Même si cela est un droit, rarement perçu comme un acte de courage et de sincérité, rompre ses voeux est souvent considéré comme une trahison, et incompris dans cercle religieux.


 

Elle sont persuadées que leur place est ici, pourtant elles n’ont pas réellement choisi cette vie…”Si, bien sûr mon père m’a demandé si je voulais être none.”. Mais décide t-on vraiment quand on n’a que 10 ans ?


Le plus important est de voir qu’elles sont véritablement heureuses, elles rayonnent vraiment, d’autant plus qu’elles "savent", la nonnerie leur offre des opportunités et une certaine liberté.


Assissent sous les arbres, Dolma et son amie nous confient que quelquefois elles sont tristes… ”J’aimerais apprendre plus, partir à Leh ou Dharamsala, j’adore apprendre et ici ce n’est pas assez !”.

Pour Nawang et Jongchup Wangmo, cette chance est arrivée. Comme les autres, Lingshed est leur village où se trouve leur famille, mais à 17 ans elles sont parties à Dharamsala, car l’oncle de Nawang y habitait. Dans leur nonnerie, la philosophie bouddhiste est au centre de leur enseignement, elles méditent et apprennent quotidiennement, et cela leur apporte “une énorme joie”. Elles ont pu venir à Lingshed pendant un an, en “vacances”, à condition qu’elles enseignent à l’école publique du village. Nous y sommes allées avec elles… Les élèves rentrent au pas en classe, sur le rythme du tambour, à même le sol, pas de chaises ni de tables, avec des niveaux très différents certains ont du mal à suivre, ils deviennent alors vite indisciplinés, chahutent et Nawang est vite submergée…

 



Une heure seulement avec eux et nous sommes épuisées, en classe supérieure, le respect et le calme sont beaucoup plus présents, ou alors c’est juste que les cours d’anglais sont plus
fun” que celui des mathématiques !

 

Nous avons découvert un monde de Femmes, avec leur sensibilité, timidité mais aussi leur force de caractère… Elles s’effacent sous l’autorité du moine enseignant, Tashi, qui malgré sa bonne volonté ne peut pas faire oublier qu’il est un “homme” et ne peut donc être le confident que ces femmes aimeraient avoir. ”Oui, ce serait plus facile si c’était une femme, on se sentirait plus à l'aise” nous dit Tsewang. “Pourquoi ce ne sont pas des nonnes qui enseignent aux nonnes ?”… Pas de réponse, juste un sourire. Le même sourire taquin qui témoigne que ces femmes ont su garder leur force d’esprit et s’amusent bien souvent de cette situation… L’anecdote s’est passée le premier jour de notre rencontre lors de la préparation de la cérémonie. Ayant déjà organisé tous les tapis et les places, Tashi s’amène et change tout ! Malgré le respect qu’elles ont pour le moine, on ne pouvait ignorer ces regards entre elles et nous, qui disaient tout simplement : ”On fait comme il dit si ça peut lui faire plaisir, mais notre agencement était tout aussi bien !”.

 

Les moines ont cet avantage d’être reconnus comme l’autorité suprême et, comme eux, les nonnes sont plus respectées qu’une personne lambda ; mais à la tête de chaque nonnerie c’est un chef Lama qui dirige et prend les décisions. Même si cela semble être parfaitement compris et accepté, c’est la petite goutte qui pourrait tout changer…

 


 


Comment les aider

 

  • En leur écrivant pour leur témoigner votre sympathie, leur envoyer des livres. Elles sont toujours heureuses d’échanger et d’apprendre ;
  • En passant à Lingshed, venez les rencontrer ; vous pouvez également ramener des fournitures scolaires, leur raconter des histoires, des anecdotes...



Et PARLER D’ELLES tout simplement !!!

 

Contacts

 

Lingshed Nunnery Welfare Society

c/o Lingshed Labrang. Opposite new bus stand, Leh

LADAKH 0194101

Box 151, (J&K State) INDIA.

 

Nous vous recommandons de vous renseigner auprès de Tashi Namgyal, enseignant à la nonnerie de Lingshed, pour toute information supplémentaire.

 

Tashi Namgyal (Shachukhl Gyaptser)

Student of C.I.B.S.

Choglomsar, Leh
LADAKH, (J&K Sate), INDIA


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Dimanche 8 juin 2008

PAKISTAN, Islamabad le 04/06/2008

Progressive Women’s Association (PWA)

Samiya Bokhari

 

“Burn his wife is the easiest way to get rid off her!”.

 

“Brûler sa femme est la manière la plus simple de se débarasser d'elle !”

 

 


La fondation Progressive Women’s Association, créee par Shahnaz Bokhari, existe depuis plus de 20 ans. Ce qu’elle dévoile est unique au Pakistan… Elle met le point sur un fait majeur et très sensible dans le pays : les violences domestiques faites sur les femmes.

 

Femme éduquée et plus aisée que la majorité de la population, Shahnaz a décidé de se prendre en main très tôt. Elle fonde l’association en 1986, dans l’objectif d'aider les femmes à être plus autonomes.

Mais c’est en 1994, lorsqu'elle a eu connaissance des horreurs qu’avait subies une jeune femme, brûlée par son mari de manière atroce, que la fondation a pris tout son sens. Depuis, WPA offre des soins médicaux, une assistance psychologique et juridique et propose un abri pour les femmes maltraitées, aujourd’hui fermé. En parallèle ce sont des années de pression pour que soient reconnus ces crimes “d’honneur”.

 

Son courage, sa volonté et son travail ont été reconnus dans le monde entier, elle accumule les prix et récompenses, en France, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis en particulier.

Actuellement aux Etats-Unis, nous avons eu le plaisir de rencontrer sa fille à Islamabad. Samiya Bokhari est un sacré bout de femme, dynamique et directe, elle est déjà clairement sur les traces de sa maman.

 

Dans la maison familiale qui sert aussi de bureau et accessoirement d'hébergement d'urgence, Samiya rentre immédiatement dans le vif du sujet. Elle nous explique que la culture “NGO” est très récente dans le pays, car remettre partiellement en cause la vie que l’on subit n’est pas commun ici, surtout lorsqu’on est une femme !

 

Pourtant quand l’ONG a créé un “shelter” (abri) pour les femmes et enfants violentés, la vérité était là, devant la porte. De nombreuses femmes, brûlées, sans espoir et laissées à l’abandon, sont venues se refugier à Rawalpindi où se trouvait l’unique abri du pays.

Grâce à l’aide de docteurs et avocats, locaux et étrangers, certaines femmes ont pu être opérées et PWA a pu témoigner en leur nom pour qu'elle retrouvent un peu de dignité.

Faute de moyens et de soutien, le shelter est fermé depuis plus d'un an. Le gouvernement a pris la relève, mais dans ce nouvel abri, les femmes ne veulent pas y aller… ”Inside, you can’t see anyone or go outside, and nobody cares about you, it’s like a jail”. De plus, le suivi et les poursuites ne sont pas assurés, et à ce jour il n'y a aucun recensement quant au nombre de victimes.

 

Cela fait seulement 2 ans que le gouvernement a reconnu l’existence de violences domestiques dans le pays, “ It’s the only reward we had, after 20 years of fighting” soupire-t'elle. “ If you don’t want to see the problem, how can you resolve it ?”. Des maris qui brûlent leur femmes vivent, ceci “est une honte que le gouvernement veut dissimuler”… La vie conjuguale est de l'ordre des affaires privées et chacun peut régler ses problèmes a sa manière. Elle nous confie également qu’au Pakistan, le viol “n’existe pas” : il n’est pas reconnu. Et si une femme a le courage d’aller dénoncer sa détresse, elle est mise derrière les barreaux pour avoir commis un adultère !

 

Choquées par ces déclarations et par les histoires qu’elle nous raconte, argumentées d’images plus insoutenables les unes que les autres, nous nous demandons “Pourquoi tant de barbarie ???”.

“ Because burn his wife is the easiest way to get rid off her!”. Dans les campagnes où les coutumes sont les plus fortes, le feu est encore le moyen le plus simple pour maquiller une agression en accident domestique...

C’est aussi un moyen de faire culpabiliser la femme “fautive”… Crime passionnel, interprétation religieuse, tout est justifiable. Au Punjab par exemple, les coutumes sont au-delà des lois, et pour décider de la punition d'une personne, les anciens se réunissent et font leur jugement... Généralement inhumain : une femme sera violée ou frappée pour avoir été vue en train de discuter avec un homme…

 

Quand nous lui demandons comment elle envisage le futur du Pakistan et le devenir de ces femmes torturées, le ton devient grave et, avec un air désabusé, Samiya nous balance : “You know, the biggest issue is to survive in the country”… Le Pakistan va mal ! Pessimiste ou réaliste elle rajoute : “Since Benazir Bhutto death we don’t have any expectation in security !”.

Samiya elle-même n’arrive pas à accepter la fatalité et les horreurs qui se passent dans son propre pays… ”Look in what kind of culture I belong to…”.

Ce qui est sûr c’est que la population doit faire la différence et tant que des femmes comme Shahnaz, Samiya et d’autres continuent dans cette voie, ça vaut la peine d’espérer…

En se quittant on se dit que pour nous, femmes Européennes, comprendre les gestes de cruauté de ces hommes est inimaginable. Et au-delà de la différence culturelle, le plus révoltant est que, malgré l'éclatante vérité, ceux qui en ont les moyens ne font rien pour changer les choses !

 

Comment les aider ?

 

  1. En soutenant les femmes maltraitées et le travail que mène PWA au Pakistan par vos messages ;
  2. En faisant un don pour permettre la création d’un nouveau “shelter” et pour financer les besoins en soins médicaux et les recours juridiques. Le suivi de vos dons est assuré et un reçu vous sera envoyé.


En faisant “PARLER D’ELLES” tout simplement !!!

 

Contacts

Progressive Women’s Association

Shahnaz Bokhari

24A house, street 38, sector F-8/1

Islamabad, Pakistan

Website : www.pwaisbd.org

Email: pwaisbd@hotmail.com


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Profil

  • :
  • parlerdelles
  • : Femme
  • : 14/04/1971
  • : lille
  • : Voyages Sport Montagne femmes Alpinisme
  • : Nous sommes 2 femmes, la trentaine et allons parcourir pendant un an l'Himalaya d'ouest et est, en autonomie et en majeure partie à pied. Notre objectif : mettre la lumière sur les associations et actions concernant la condition des femmes là bas

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